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06/04/2016 10:00 EDT | Actualisé 06/04/2016 10:07 EDT

Vues d'Afrique 2016: un documentaire sur Michaëlle Jean et 100 autres films

ONF

Le cinéma africain et créole sera de nouveau à l’honneur durant la 32e édition de Vues d’Afrique. Fictions, documentaires et courts-métrages constitueront une proposition hétéroclite. Toutefois, la présence d’un film sur Michaëlle Jean que l’on imagine peu critique et réalisé par son conjoint Jean-Daniel Lafond détonne dans la programmation.

D’ailleurs, nos craintes se sont confirmées après avoir vu la bande-annonce présentée aux journalistes en conférence de presse mardi où l’on a pu voir l’ancienne gouverneure générale sous son plus beau jour. En pleine controverse sur les dépenses de Mme Jean au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie, il est étonnant que les organisateurs aient maintenu la programmation de ce documentaire.

Tentons d’oublier ce faux pas. L’événement propose tout de même une brochette d’œuvres en provenance de 33 pays à travers le monde. Du 17 au 24 avril, la manifestation qui se tiendra à la Cinémathèque québécoise compte offrir un panorama international sur le 7e art avec un hommage à l’artiste québécoise d’origine haïtienne Martine Chartrand.

En ouverture, Les Frontières du Ciel du Tunisien Farès Naanaa, projeté en première nord-américaine. Le film raconte la reconstruction d’un couple brisé par les aléas de la vie. En clôture, Le caïman de Boromo de Fabien Dao sur deux jeunes burkinabés qui veulent à tout prix assister à un mariage où ils ne sont pas invités.

Musiques et politiques

Vues d’Afrique se décomposera en plusieurs thèmes principaux. Les conflits identitaires avec Dans ma tête un rond-point d’Hassan Ferhani, Serial K. d’Amin Sidi-Boumédiène, Le puits de Lotfi Bouchouchi ou Madame courage de Merzak Allouache sur les déboires d’un homme à la dérive. Des œuvres sur la radicalisation seront également proposées comme Salafistes de François Margolin et Lemine Ould Salem, Choucha, une insondable indifférence de Djibril Diallo et Sophie Bachelier et Le cri du milan noir de François Perlier.

À ne pas manquer, le rendez-vous sur le phénomène Nollywood, la très grosse industrie du cinéma nigérian qui supplante Hollywood en ce qui concerne les productions réalisées chaque année. En collaboration avec NollywoodWeek Paris, le festival proposera trois longs-métrages emblématique tels Thy Will be Done d’ Obi Emelonye, Flower Girl de Michelle Bello et Gone too far de Destiny Ekaragha, sans oublier le documentaire musical Gangbé! d’Arnaud Robert.

La musique encore avec une sélection riche en la matière. Le réalisateur Jessy Nottola revient à travers son documentaire Racines sur le pèlerinage en sol jamaïcain du chanteur de reggae engagé Tiken Jah Fakoly pour l’enregistrement en 2015 d’un de ses albums.

Dans Québégalais, Sylvain Elfassy dresse le portrait de Karim Diouf, collaborateur du groupe Les Colocs. Du piment sur les lèvres de Laurène Lepeytre aborde tout en mélodie le combat de jeunes étudiants camerounais dans la politique de leur pays. Quant à Anaïs Charles-Dominique, la cinéaste réunionnaise s’intéresse dans Maloya, j'écris ton nom à la musique mystique héritée des esclaves de l’Océan indien.

Détails sur la programmation: vuesdafrique.com

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