NOUVELLES
05/04/2016 15:30 EDT | Actualisé 06/04/2017 01:12 EDT

Réfugiés: pas "question de reproduire en 2016 ce qui s'était passé en 2015" (Hollande)

Le président français François Hollande a souligné qu'il n'était "pas question de reproduire en 2016 ce qui s'était passé en 2015" face à l'afflux de réfugiés en Europe, dans une interview au quotidien allemand Bild à paraître mercredi.

"Je sais l'effort réalisé par l'Allemagne et je salue la solidarité dont elle fait preuve", déclare le chef de l'Etat français dans cette interview publiée à la veille du 18e Conseil des ministres franco-allemand qui se réunira jeudi à Metz (est de la France).

L'Allemagne, poursuit-il, "devra consacrer à l'accueil et à l'intégration des réfugiés des moyens importants. Mais il ne pouvait être question de reproduire en 2016 ce qui s'était passé en 2015".

Ainsi, pour François Hollande, "la réponse ne peut être qu'européenne, sinon ce sera la fin de Schengen et le retour aux frontières nationales, c'est à dire une régression historique".

François Hollande "regrette que l'Union européenne ait tardé" à répondre à la crise des réfugiés alors que leur afflux "a réveillé les crispations et les replis" même si l'UE "a fini par trouver, de façon unanime, une réponse globale".

Evoquant la chancelière allemande Angela Merkel, il l'assure : "Ces crises nous ont rapprochés sur le plan personnel même si nous n'avons pas les mêmes sensibilités politiques".

"Nous avons bâti ensemble une solution européenne mais nos situations étaient différentes", observe-t-il encore.

"L'Allemagne accueille des centaines de milliers de réfugiés et fait preuve d'une grande générosité mais, pour l'Allemagne comme pour la France, cela ne pouvait se faire hors des règles européennes, c'est-à-dire de Schengen", poursuit le président français.

En s'engageant à dépêcher chacune 300 juges, experts ou spécialistes du droit d'asile en Grèce, les deux pays entendaient "ensemble montrer l'exemple", fait-il valoir.

ha/jcc