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05/04/2016 17:24 EDT | Actualisé 06/04/2017 01:12 EDT

"Panama Papers": le procureur général équatorien va demander qu'on enquête sur lui

Le procureur général de l'Equateur, Galo Chiriboga, chargé de l'enquête du Fifagate dans le pays, a annoncé mardi qu'il demanderait qu'une investigation soit menée à son sujet après que son nom est apparu dans les "Panama papers".

"Le fait que mon nom ait été diffusé dans les Panama papers ne signifie pas que ça implique (...) une quelconque infraction", a affirmé M. Chriboga au cours d'une conférence de presse donnée via Skype depuis l'Espagne.

Le procureur a ajouté qu'il demanderait aux autorités de contrôle qu'elles "vérifient toutes les activités financières, fiscales, et les déclaration de biens qu'(il a) faites pendant toute (sa) vie publique, afin qu'elles établissent" s'il y a une faute de sa part.

Une centaine de journaux dans le monde ont enquêté sur quelque 11,5 millions de documents provenant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca. Ces enquêtes lèvent le voile sur un vaste système d'évasion fiscale impliquant hauts responsables politiques, sportifs ou milliardaires.

Le nom de M. Chiriboga apparaît dans les données du cabinet panaméen: la société Madrigal Finance, enregistrée au Panama, serait propriétaire de sa maison, selon le quotidien équatorien El Universo.

Le procureur a affirmé que Madrigal Finance a été créée en 1999, quand il n'exerçait aucune charge publique, pour qu'elle soit propriétaire des droits d'achat-vente d'un immeuble.

Il a dit ne pas posséder de "compte dans un paradis fiscal. La société Madrigal ne fait aucune opération d'aucune sorte ni dans le pays, ni au Panama, ni ailleurs dans le monde, et j'espère que cela sera confirmé par l'audit" sur ses biens.

Le président équatorien Rafael Correa a assuré être en train de demander des informations sur les "Panama papers" afin d'"enquêter systématiquement" et de découvrir "qui possède les fidéicommis au Panama" et dans d'autres paradis fiscaux pour échapper aux impôts dans le pays.

Luis Chiriboga, l'ex-président de la Fédération équatorienne de football qui a démissionné début mars -avec qui le procureur n'a pas de lien de parenté-, figure parmi les 16 responsables inculpés par la justice américaine pour corruption au sein de la Fifa.

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