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05/04/2016 03:27 EDT | Actualisé 06/04/2017 01:12 EDT

"Panama papers": le média chargé du volet tunisien victime d'une "attaque informatique"

Le webzine "Inkyfada", chargé du volet tunisien des "Panama papers", a indiqué mardi avoir été victime d'une "grave attaque informatique", quelques heures après la mise en ligne de premières informations sur ce dossier planétaire.

"Notre site subit une grave attaque informatique. Les pirates ont réussi à publier des fausses informations en notre nom", a indiqué Inkyfada sur son compte Twitter. "Pour des raisons de sécurité, nous sommes contraints de mettre le site hors ligne. Le temps de faire face à cette attaque", est-il précisé.

Le site n'était effectivement pas consultable mardi midi, et la directrice éditoriale de Inkyfada, Monia Ben Hamadi, a confirmé à l'AFP que le site avait été désactivé "le temps notamment de supprimer l'article altéré par les pirates".

"L'attaque a été orchestrée de plusieurs endroits. Pour le moment, nous avons identifié les postes, mais pas les personnes" à l'origine du piratage, a-t-elle ajouté.

"Inkyfada" avait commencé à publier lundi soir des informations sur l'implication de Tunisiens dans l'affaire des "Panama papers".

Sur la base du premier article, une seconde personnalité tunisienne a été mentionnée mardi, mais "le seul nom révélé pour l'instant est celui de Mohsen Marzouk", a insisté le webzine.

Ex-responsable de la première force politique du pays, Nidaa Tounes, Mohsen Marzouk a lancé le mois dernier son propre parti.

Selon Inkyfada, M. Marzouk est cité dans des documents du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca à la suite d'une demande de renseignements --manifestement restée sans suite-- pour la création d'une société offshore.

Une centaine de journaux dans le monde ont commencé à publier lundi les résultats d'enquêtes sur 11,5 millions de documents provenant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca. Ces enquêtes lèvent le voile sur un vaste système d'évasion fiscale impliquant de hauts responsables politiques, des sportifs et des milliardaires.

Selon les "Panama Papers", plus de 500 banques ont aidé leurs clients à gérer des sociétés offshore. Les sociétés offshore ne sont pas illégales mais dans les affaires de corruption, elles ont pu servir à dissimuler à l'étranger des gains mal acquis. Elles sont également utilisés pour l'évasion fiscale.

gk/iw