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05/04/2016 15:44 EDT | Actualisé 06/04/2017 01:12 EDT

Oléoducs: les procédures d'urgence devront être publiées, dit l'ONÉ

CALGARY — L'organisme fédéral de réglementation énergétique ordonne aux sociétés responsables d'oléoducs et de gazoducs de publier en ligne leurs plans d'intervention d'urgence dans le cadre d'un effort plus large pour augmenter la confiance du public.

L'Office national de l'énergie (ONÉ) croit être la première organisation en Amérique du Nord à imposer cette pratique. Les entreprises devront rendre disponibles sur leurs sites internet leurs manuels de procédures d'urgence d'ici la fin septembre, indique l'exigence divulguée mardi.

Certaines informations pourraient être exclues, telles que des renseignements personnels et des détails qui pourraient compromettre la sécurité ou nuire à des sites autochtones ancestraux ou à des espèces menacées de disparition.

Le président, Peter Watson, a parcouru le pays pour discuter du rôle d'une organisation que peu de gens connaissaient il n'y a pas si longtemps.

M. Watson a dit avoir pu constater qu'il y avait un appétit croissant dans la population pour la transparence alors que le débat s'intensifie sur les pipelines et le développement des secteurs pétroliers et gaziers.

Le président de l'ONÉ a souligné que l'organisation avait toujours examiné ces procédures d'urgence, disant toutefois avoir ressenti fortement le besoin de rendre disponibles davantage d'information sur les plans des entreprises et d'aider les gens à «comprendre ce qui est en jeu et comment tout cela fonctionne».

La nouvelle exigence s'applique à l'oléoduc existant Trans Mountain de Kinder Morgan, qui transporte 300 000 barils par jour de divers produits pétroliers de l'Alberta à la Colombie-Britannique.

Kinder Morgan tente de faire tripler la capacité de l'oléoduc. Une décision finale d'Ottawa est attendue en décembre.

«Si l'expansion est approuvée, et que le projet va de l'avant, ils devront alors mettre à jour leur plan (d'intervention d'urgence) pour le projet d'expansion», a indiqué M. Watson.

Adam Scott, du groupe environnemental Environmental Defence, a dit croire que la nouvelle exigence de l'ONÉ ne «réglerait pas tous leurs problèmes», mais représentait une «mesure vraiment positive».

«J'estime qu'il sera très intéressant de voir ce que les entreprises vont publier», a-t-il ajouté.