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05/04/2016 05:33 EDT | Actualisé 06/04/2017 01:12 EDT

Le pétrole ouvre vacillant, les fondamentaux restent moroses

Les cours du pétrole restaient en petite baisse mardi à l'ouverture à New York, sur fond d'espoir vacillant de voir les grands producteurs s'accorder pour geler leur production et de crainte d'un nouveau niveau record des stocks aux Etats-Unis.

Vers 13H15 GMT, le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en mai cédait juste 1 cent à 35,69 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), semblant annoncer une nouvelle séance volatile.

"Les gens se rendent compte que la situation qui nous avait emmenés au plus bas il y a deux mois n'a pas changé, avec une production russe en hausse et un accord au mieux fragile sur un gel de la production au niveau de janvier", a déclaré John Kilduff, chez Again Capital, faisant référence aux excédents qui plombent le marché depuis près de deux ans, et aux doutes entourant une réunion des grands pays producteurs prévue le 17 avril à Doha.

Aux Etats-Unis, le marché était également déprimé par la perspective d'une probable nouvelle augmentation des stocks de brut la semaine dernière, alors que l'association professionnelle API doit livrer des estimations à ce propos en fin de journée, puis le ministère américain de l'Energie (DoE) mercredi.

"Les doutes entourant la prochaine réunion de pays producteurs sont aggravés par l'attente de l'annonce probable d'un nouveau niveau record des stocks de brut", faisait valoir Tim Evans, chez Citi.

M. Kilduff a également mentionné un nouveau rapport mensuel du DoE ayant fait état lundi soir d'une baisse inattendue de la demande en produits distillés et en essence aux Etats-Unis. "Le marché a pris un coup avec ce rapport", a-t-il dit.

Les analystes de Barclays ont expliqué que "même si les gens conduisent plus (aux Etats-Unis), la demande en essence est menacée par les progrès réalisés pour rendre les moteurs de voiture plus économes".

Le même rapport du DoE a également fait état d'une augmentation inattendue de la production du Texas et du Nouveau-Mexique en janvier, apportant une déception supplémentaire au marché, selon Barclays.

Seule lueur d'espoir, rapportée par les analystes de Commerzbank et concernant les préparatifs de la réunion des pays producteurs du 17 avril: "Le ministre de l'Energie russe Alexandre Novak veut rencontrer son homologue saoudien dans le but de s'assurer que la réunion (de Doha) soit tout de même un succès".

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