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05/04/2016 06:09 EDT | Actualisé 06/04/2017 01:12 EDT

Le pape souhaite se rendre auprès des réfugiés sur une île grecque (Eglise grecque)

Le pape François a exprimé le souhait de se rendre auprès des réfugiés sur une île grecque pour leur manifester sa solidarité, a indiqué mardi le Saint-Synode de l'Eglise de Grèce, précisant avoir donné son feu vert à une visite pontificale à Lesbos.

La tenue de cette visite n'a pas été confirmée par le Vatican. Le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, a déclaré qu'il "n'avait aucun commentaire à faire" mais "n'a pas démenti qu'il y ait des contacts" en cours. L'agence I Media, spécialiste du Vatican, affirmait pour sa part que "le déplacement est à l'étude".

Le Saint-Synode de l'Eglise, son organe collégial directeur, a ajouté dans un communiqué avoir également invité le chef spirituel des orthodoxes, le patriarche oecuménique Bartholomée Ier, "afin qu'il honore Lesbos de sa présence le jour de la visite du Pape François".

Ce communiqué, publié sur le site spécialisé Dogma.gr, ne précise pas la date de la visite, mais selon Dogma.gr, elle interviendrait le 15 avril.

Selon le communiqué, le chef de l'Eglise orthodoxe de Grèce, Mgr Iéronymos, a été informé "du souhait du pape François de se rendre en Grèce", pour "sensibiliser la communauté internationale à la nécessité d'un cessez-le-feu immédiat dans les conflits" au Moyen-Orient, "et mettre en lumière le problème humanitaire majeur" de l'afflux de réfugiés.

Le Saint-Synode "a accepté la proposition du Pape François de visiter une île de la mer Égée, s'il s'agit d'une visite de quelques heures et hors protocole, ayant un caractère symbolique et humanitaire".

L'église de Grèce, non séparée de l'État, a proposé l'île de Lesbos, première porte d'entrée en Europe de l'exode migratoire en 2015, ajoute le communiqué.

"La personnalité et le prestige du Patriarche oecuménique", qui siège à Istanbul, "ainsi que le poids de la présence du Pape vont envoyer un message retentissant de réveil de la communauté internationale" se prévaut le Saint-Synode.

Le pape François a à plusieurs reprises pris fait et cause en faveur des migrants et réfugiés ayant afflué en Europe depuis 2015.

Il a fustigé le 27 mars "le refus" des migrants et réfugiés par "ceux qui pourraient leur offrir un accueil et de l'aide", dans une nouvelle critique acerbe des sociétés occidentales, et particulièrement européennes, qui leur ont fermé leurs frontières.

Le pape s'était rendu en juillet 2013 sur l'île de Lampedusa, à l'époque où le gros des flux vers l'Europe de populations fuyant guerres et misère passait de Libye en Italie. Après le contrôle renforcé décidé par l'UE sur cette route migratoire, les passages se sont redirigés vers l'Egée, entre Turquie et îles grecques.

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