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05/04/2016 04:20 EDT | Actualisé 06/04/2017 01:12 EDT

Le fisc israélien dit éplucher les "Panama Papers"

Le fisc israélien a indiqué mardi avoir commencé à éplucher la masse de documents révélée par l'opération "Panama papers", dans lesquels apparaissent, selon les médias, les noms de 600 entreprises israéliennes et de deux des principales banques du pays.

"Nous prenons connaissance des informations qui renforcent notre campagne, lancée l'an dernier, visant à convaincre les Israéliens qui ne l'ont pas fait à déclarer, sans pénalité, leur fortune à l'étranger", a déclaré mardi la porte-parole de l'administration fiscale israélienne.

Elle a souligné qu'une nouvelle législation, plus dure contre l'évasion fiscale, venait d'être votée prévoyant des peines allant jusqu'à 10 ans de prison.

Un porte-parole du ministère israélien des Finances n'a pas commenté dans l'immédiat les fuites contenues dans les "Panama Papers", des révélations par des médias du monde entier sur des pratiques fiscales opaques au Panama.

Selon les médias israéliens, les noms de 600 entreprises israéliennes, dont deux des trois principales banques israéliennes, Bank Leumi et Bank Hapoalim, figurent dans les documents, ainsi que les noms de 850 actionnaires, comme détenteurs de comptes bancaires dans le paradis fiscal.

L'homme d'affaires israélien Idan Ofer et l'ancien chef de cabinet de l'ex-Premier ministre Ariel Sharon, Dov Weisglass, sont aussi cités par les médias, sans plus de détails.

Le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) a eu accès à plus de 11 millions de documents du cabinet d'avocat panaméen Mossack Fonseca, mettant en lumière les pratiques financières et fiscales de tout un éventail de clients, du simple entrepreneur au chef d'Etat en passant par des banques ou des sportifs.

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