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05/04/2016 04:27 EDT | Actualisé 06/04/2017 01:12 EDT

Le chef de la diplomatie chinoise, premier sur l'agenda de la ministre Aung San Suu Kyi

La prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, chef de la diplomatie en Birmanie depuis quelques jours, a choisi mardi de recevoir son homologue chinois, pour sa première rencontre officielle.

Elle a reçu Wang Yi à Naypyidaw, la capitale administrative birmane, a confirmé un responsable du ministère de l'Information, se refusant à fournir tout détail sur le contenu des discussions.

La Chine reste le premier partenaire économique de la Birmanie, malgré l'ouverture au reste du monde depuis l'autodissolution de la junte en 2011.

Pékin est notamment soucieux de l'avenir de plusieurs méga-projets, comme la construction d'une centrale sur le fleuve Irrawaddy à Myitsone, en Etat Kachin, dans le nord du pays.

Ce chantier, de 3,6 milliards de dollars, dont l'électricité est destinée à la Chine, est soutenu par le géant de l'énergie China Power Investment Corp. Mais la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) d'Aung San Suu Kyi, désormais aux manettes du parlement et du gouvernement, a prévenu qu'il pourrait le faire annuler.

En juin 2015, Aung San Suu Kyi, alors cantonnée dans l'opposition, avait surpris en réalisant une visite historique en Chine à l'invitation du Parti communiste chinois, vue comme un tournant dans les relations entre les deux pays.

Elle avait été reçue par le Premier ministre Li Keqiang et rencontré le président Xi Jinping.

Depuis la fin du régime militaire en 2011, les relations de la Chine avec la Birmanie achoppent sur des problèmes commerciaux --l'ouverture aux capitaux occidentaux a mis fin à un quasi-monopole des investissements chinois-- et des tensions à la frontière, liées aux conflits entre le gouvernement central birman et les minorités ethniques du pays.

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