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05/04/2016 13:21 EDT | Actualisé 06/04/2017 01:12 EDT

Laurent Dubreuil a évité le pire à Bruxelles

BILLET - La saison est terminée! Je serai de retour officiellement à l'entraînement le 1er mai. D'ici là, du vélo et du jogging seront au programme, mais pas avant un long mois de repos complet.

Un texte de Laurent Dubreuil

Dès le lendemain de la dernière Coupe du monde, j'étais déjà en mode vacances. Ma copine Andréanne est venue me rejoindre Heerenveen, aux Pays-Bas, et nous avons profité d'une semaine en amoureux en Belgique et à Amsterdam.

Cinq jours avant les attentats, nous étions à Bruxelles, à utiliser le transport en commun pour visiter la ville. Le 22 mars, nous étions de retour au Québec, mais ça frappe toujours lorsque ces événements surviennent et que tu étais récemment de passage dans ces lieux.

Peu importe où ça arrive sur la planète et peu importe la raison, c'est toujours désolant une tragédie de la sorte. J'étais sans mot. Ce type de drame interpelle beaucoup de gens et on est tous attristés par ces pertes de vies humaines. Mais cela prend une tout autre saveur quand tu as marché pratiquement dans les pas de ces victimes quelques jours plus tôt.

Ce n'était pas la première fois que cela m'arrivait d'être dans une ville qui a été visée par un attentat quelques jours après mon départ. En mars 2010, j'étais à Moscou pour les Championnats du monde juniors, deux semaines avant les explosions du 29 mars dans le train qui avaient fait 39 morts. Nous avions aussi utilisé ce moyen de transport dans la capitale russe.

Ces événements font réfléchir et me font réaliser que je suis chanceux d'avoir évité le pire.

En 2016, nous ne pouvons malheureusement plus parler de cas isolés. Il peut toujours arriver des catastrophes. J'essaie de ne pas trop y penser, car je ne veux pas vivre continuellement avec cette peur. Ce sont des incidents que je ne peux pas contrôler de toute façon.

Mon père dit souvent que nous ne sommes pas à l'abri des malchances, mais que l'une des choses les plus dangereuses qu'on fait est de prendre sa voiture le matin pour aller travailler. Il y a tellement d'accidents de la route tous les jours...

C'est sûr qu'en restant dans son salon enveloppé de papier bulle, il n'arrivera jamais rien, mais on va aussi mourir en ayant passé à côté de la vie. Il faut être un peu judicieux dans ses choix et il y a malheureusement des endroits que je ne visiterai sans doute jamais de ma vie, car la sécurité sera toujours un facteur que je vais vérifier lorsque je vais aller à l'étranger.

Voyager, c'est une passion pour moi. Je ne crois pas que les risques de tragédies vont m'arrêter. Je suis quelqu'un qui a envie de vivre ma vie sans compromis. Ce serait peut-être différent si j'avais été un témoin direct des attentats. Je me considère simplement chanceux de ne pas avoir vécu l'événement sur place.

(Avec la collaboration de Sportcom)