NOUVELLES
05/04/2016 03:57 EDT | Actualisé 06/04/2017 01:12 EDT

Chine: un ancien haut responsable militaire poursuivi pour corruption (média d'Etat)

Un ex-général de haut rang ayant longtemps supervisé l'appareil militaire chinois, déjà exclu des rangs du Parti communiste, fait désormais l'objet de poursuites judiciaires pour des faits de corruption, a annoncé mardi l'agence étatique Chine nouvelle.

Guo Boxiong avait exercé pendant 10 ans, jusqu'en 2012, la vice-présidence de la Commission militaire centrale (CMC), l'organe suprême qui exerce le commandement sur l'Armée populaire de libération (APL).

Le général retraité, âgé de 73 ans, "a avoué qu'il avait touché des pots-de-vin", a rapporté l'agence officielle citant un communiqué des procureurs militaires.

Ces derniers ont "terminé leur enquête" et entamé la procédure judiciaire qui doit sanctionner ce haut-gradé qui a "profité de sa position pour aider à la promotion et à l'affectation d'autres personnes, et accepté personnellement et pour sa famille de gigantesques dessous de table", selon le communiqué cité par l'agence.

Le général Guo, qui avait été placé sous enquête en avril l'an dernier, est l'un des plus hauts responsables de la hiérarchie militaire chinoise à tomber dans la campagne d'épuration de l'APL, bras armé du Parti communiste chinois (PCC).

Le président Xi Jinping, chef du PCC depuis 2012, dirige la Commission militaire centrale et a fait de la lutte contre la corruption au sein de l'armée l'une de ses priorités.

Un pair de Guo, le général Xu Caihou, également ancien vice-président de la Commission militaire centrale, est décédé en mars l'an dernier d'un cancer, après avoir été également accusé de corruption et exclu du Parti. Il est mort avant d'avoir été jugé.

L'enquête menée dans la haute hiérarchie de l'APL avait notamment mis au jour un système généralisé de prébendes et d'achat des grades par les officiers, ainsi que de multiples malversations, notamment dans le domaine immobilier.

Secouée par plusieurs scandales ces dernières année, l'APL est remise au pas par le président chinois, qui entend la moderniser et développer son aptitude au combat, notamment en mer.

Le général Guo, entré dans l'APL comme simple soldat en 1961, avait accédé au Bureau politique du PCC en 2002 en même temps qu'à la CMC, le plus haut poste pour un gradé chinois.

Sous enquête, il avait été formellement exclu du PCC en juillet l'an dernier.

Il est le quatrième membre de l'ancien Bureau politique du PCC à avoir été ainsi exclu, après les dignitaires Bo Xilai, ex-étoile montante du régime, Zhou Yongkang, ex-patron de la Sécurité chinoise, et le général Xu Caihou.

Son fils, le major-général Guo Zhenggang, est également aux arrêts et sous enquête.

jug-ple/pt