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05/04/2016 02:26 EDT | Actualisé 06/04/2017 01:12 EDT

C1 - Wolfsburg - Guilavogui: "faire un match d'hommes" face au Real

"Il faudra faire un match d'hommes et d'équipe" pour "renverser la montagne qu'est le Real Madrid", confie à l'AFP Josuha Guilavogui, le milieu défensif français de Wolfsburg avant le quart aller de Ligue des champions mercredi en Allemagne.

QUESTION: Comment est l'équipe après la lourde défaite (3-0) à Leverkusen alors que le Real Madrid a remporté (2-1) le clasico à Barcelone?

REPONSE: "C'est sûr que sans la défaite, on aurait abordé ce gros match avec plus de confiance. On montre un visage méconnaissable en championnat. Mais quand on a une grande intensité et l'euphorie dans le coeur on a montré qu'on peut faire de gros résultats. On a toujours répondu présent en Ligue des champions. Tout le monde a regardé le clasico et quand on voit le Real, en difficulté, faire les efforts pour retrouver le physique et le moral pour gagner au Camp Nou, c'est impressionnant. Mais pour nous cette victoire ne change rien. On doit se concentrer sur ce qu'on a à faire. Le Real est super favori mais en foot tout est possible. Une victoire à la maison serait déjà énorme. Pour l'expérience, pour l'image internationale du club, pour montrer qu'on n'est pas là par hasard mais qu'on le mérite".

Q: Comment gérer des attaquants monstrueux comme Ronaldo, Benzema, Bale ?

R: "C'est difficile de les stopper en un contre un. Ronaldo et Messi sont les meilleurs au monde. Il faudra faire des prises à deux. Le coéquipier aura besoin d'un ou deux partenaires. Si on ne met pas l'intensité et l'agressivité, Ronaldo est capable de dribbler 4 joueurs et marquer. Il faudra faire un match d'hommes et d'équipe, un très très gros match pour renverser la montagne qu'est le Real. Et peut-être un peu de chance".

Q: Cela veut dire une énorme dépense d'énergie ?

R: "Au niveau qualités techniques, ils sont supérieurs. Alors si on ne met pas plus d'énergie, comment rivaliser ? Il faut s'inspirer de ce que fait l'Atletico (Madrid, 2e de la Liga). J'ai lu que l'équipe court 10 km de plus quand elle affronte le Real ou le Barça. Il faudra courir et se défoncer pour les partenaires. Mais c'est comme dans un match de Coupe, le petit met parfois des ingrédients permettant de surprendre le gros favori".

Q: C'est justement lors de votre passage à l'Atletico (fin 2013) que vous avez gagné contre le Real?

R: "C'était une des premières fois que j'étais dans le groupe. J'étais sur le banc quand on a battu le Real 1-0 à Bernabeu. C'était un match phénoménal car ça faisait longtemps que l'Atletico n'avait pas gagné à Bernabeu. Encore une source d'inspiration".

Q: La victoire sur Manchester United (3-2 en phase de poules) est-elle le match référence ?

R: "Oui, c'était une grosse performance de les battre après avoir été menés, d'être revenu pour finalement gagner 3-2. C'était l'un des plus beaux moments de la saison. En plus, on n'avait pas l'obligation de gagner pour se qualifier ! Même si ManU est en difficulté cette saison, ça reste un des top clubs au monde et on les a battus avec la manière. C'est le jeu d'équipe qu'il faudra retrouver contre le Real".

Q: Cette double confrontation est-elle pour vous une dernière chance de sensibiliser le sélectionneur Didier Deschamps en vue de l'Euro ?

R: "Je pense que le groupe est déjà fait et l'équipe de France marche bien. Mais oui, un petit espoir demeure. Si je fais deux gros matches et qu'on se qualifie... Mais le plus important c'est la prestation collective et la qualification. Je maintiens: sur deux matches tout est possible. Il faudra jouer ce foot un peu inconscient, comme si c'était le dernier match. On a une chance très très petite mais elle existe. Le Real n'est pas invaincu cette saison. Il faut s'inspirer de ceux qui l'ont battu. Et si Lyon l'a fait (éliminer le Real en 8e en 2009-10) alors pourquoi pas nous".

Propos recueillis par Stéphane GHAZARIAN

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