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05/04/2016 01:53 EDT | Actualisé 06/04/2017 01:12 EDT

Brazzaville : les quartiers sud quadrillés par l'armée après les violences de lundi

Les quartiers sud de Brazzaville étaient quadrillés mardi matin par un important dispositif militaire au lendemain d'échanges de tirs ayant contraint des milliers d'habitants apeurés à fuir vers le centre de la ville, a constaté un journaliste de l'AFP.

Alors que des échanges de feu avaient encore été entendus lundi en fin d'après-midi, la nuit a été calme.

Les bérets noirs de l'armée ont pris la relève des éléments de la garde républicaine qui avaient occupé les principaux points stratégiques lundi. L'armée a mis en place de nombreux barrages filtrant, et le soldats fouillaient les rares véhicules circulant, et les piétons, peu nombreux.

Après les violences de la veille, les quartiers sud semblaient émerger très lentement de leur torpeur, les habitants ayant fuit ne semblant pas vouloir pour l'instant rentrer chez eux.

Au Grand Marché Total, porte des quartiers sud, les étals étaient vides et désertés par la quasi-totalité des vendeurs vers à 09H00 (08H00 GMT), et les chalands peu nombreux.

Au marché Bourreau de Makélékélé, de rares vendeurs offraient des fruits, des légumes, des haricots, des oignons. Quelques acheteurs passaient en hâte pour de menus achats et disparaissaient rapidement.

Sur l'avenue de l'OUA, qui relie le sud au centre de la ville, quelques minibus circulaient dans les deux sens. La circulation, habituellement encombrée, était parfaitement fluide.

Des milliers d'habitants du sud de Brazzaville ont fui leurs quartiers lundi après plusieurs heures d'échanges de tirs et de canonnades provoqués selon le gouvernement congolais par une attaque menée par un nombre indéterminé d'hommes armés contre des bâtiments publics.

Les autorités n'ont fourni aucun bilan en pertes de vie humaines de ce qui s'apparente selon elles "à une véritable action terroriste" et ont indiqué enquêter en vue d'établir s'il existe un lien entre ces attaques et les candidats de l'opposition ayant contesté la réélection du président Denis Sassou Nguesso à l'issue de la présidentielle du 20 mars, dont la victoire a été validée lundi soir par la Cour constitutionnelle.

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