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04/04/2016 03:03 EDT | Actualisé 05/04/2017 01:12 EDT

Maldives : 16 journalistes arrêtés lors d'une manifestation relâchés

La police des Maldives a relâché 16 journalistes arrêtés dimanche lors d'une manifestation pour la défense de la liberté d'expression, ont annoncé lundi les autorités.

Les journalistes, qui ont été remis en liberté tard dimanche soir selon le gouvernement, vont être convoqués par la police à nouveau pour s'expliquer sur cette manifestation devant les bureaux du président Abdulla Yameen.

"On nous a dit que l'on avait enfreint les ordres de la police qui veut nous interroger à nouveau", a dit Zaheena Rasheed, du site internet privé Maldives Independent, à l'AFP après sa remise en liberté.

La police a utilisé du gaz poivre et brutalisé les journalistes qui manifestaient pour demander le retrait d'un projet de loi sur la diffamation qui, selon les protestataires, sera utilisée contre les médias privés et les opposants au gouvernement.

Le gouvernement a indiqué dans un communiqué avoir mis fin à la manifestation car les journalistes s'étaient rassemblés "dans une zone de haute sécurité où toute manifestation est interdite", précisant que les journalistes ont été détenus pendant une dizaine d'heures.

Les Maldives, réputées pour leur tourisme de luxe, ont vu leur réputation écornée depuis que Mohamed Nasheed, premier président démocratiquement élu, a été renversé il y a quatre ans.

Les Occidentaux ont exprimé leur inquiétude vis-à-vis des libertés et droits fondamentaux dans cet archipel de 340.000 habitants, en majorité des musulmans sunnites.

La journaliste de Maldives Independent a indiqué que les journalistes relâchés avaient rencontré lundi l'ambassadeur américain Atul Keshap, habituellement basé au Sri Lanka voisin et qui était en déplacement aux Maldives.

Les manifestants ont également voulu faire pression sur les autorités pour qu'une enquête soit menée sur la disparition en 2014 d'un journaliste dans des circonstances restées mystérieuses.

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