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04/04/2016 09:13 EDT | Actualisé 05/04/2017 01:12 EDT

Les conditions de libération de Gordon Stuckless sont révisées

TORONTO — Les conditions de libération de l'homme qui a été au coeur du scandale des agressions sexuelles commises il y a plusieurs décennies au Maple Leaf Gardens de Toronto ont été revues après que les procureurs ont remarqué qu'il était en infraction.

Selon les conditions, Gordon Stuckless ne peut quitter sa résidence sans être accompagné de son frère, qui agit à titre de caution.

La procureure de la Couronne Kelly Beale a toutefois souligné que le frère de Gordon Stuckless n'était pas en cour, lundi matin.

Gordon Stuckless aurait été informé par son avocat qu'il n'enfreindrait pas ses conditions de libération en se présentant seul, mais la juge de la Cour de justice de l'Ontario, Mara Grenne, a statué qu'il avait eu tort.

Par conséquent, les conditions ont été changées pour permettre à l'homme de se rendre en cour sans son frère, qui est apparemment en mauvaise santé.

Gordon Stuckless a plaidé coupable en 2014 à 100 accusations d'agression sexuelle impliquant 18 garçons, agressions qui ont été perpétrées il y a plusieurs dizaines d'années.

L'enjeu des conditions de libération a été soulevé alors que la Couronne contre-interrogeait le travailleur de soutien de Gordon Stuckless dans le cadre de son audience sur la détermination de la peine.

Les procureurs ont décidé plus tôt cette année de ne pas demander à ce qu'il soit déclaré délinquant dangereux ou délinquant à contrôler.

Gordon Stuckless avait précédemment plaidé coupable en 1997 à des chefs d'agressions sexuelles sur 24 garçons — des faits remontant aux années où il était placier au Maple Leaf Gardens, entre 1969 et 1988.

Il avait été condamné à deux ans de prison moins un jour, mais sa peine avait finalement été augmentée à cinq ans. Il avait été libéré sous conditions en 2001 après avoir purgé les deux tiers de sa peine.