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04/04/2016 07:19 EDT | Actualisé 05/04/2017 01:12 EDT

Le Nagorny-Karabakh "retournera un jour" à l'Azerbaïdjan, assure Erdogan

La région du Nagorny-Karabakh, que se disputent Erevan et Bakou, "retournera un jour" à l'Azerbaïdjan, son "propriétaire originel", a assuré lundi le président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan.

"Le Karabakh retournera un jour, sans aucun doute, à son propriétaire originel, il appartiendra à l'Azerbaïdjan", a déclaré lors d'un discours télévisé M. Erdogan, qui multiplie les messages de soutien à Bakou depuis la reprise vendredi soir des hostilités qui ont fait au moins 33 morts dans les deux camps.

Les combats, les plus meurtriers depuis le cessez-le-feu instauré entre Erevan et Bakou en 1994, ont par ailleurs fait plus 200 militaires et civils blessés.

Renouvelant ses "condoléances" aux proches des "martyrs" azerbaïdjanais, le chef de l'Etat turc a déclaré: "cette oppression ne continuera pas éternellement".

Ce conflit, dont les sources remontent à plusieurs siècles mais qui s'est cristallisé à l'époque soviétique lorsque Moscou a attribué ce territoire majoritairement arménien à la république socialiste soviétique d'Azerbaïdjan, intervient dans une région du Caucase, stratégique pour le transport des hydrocarbures, près de l'Iran, de la Turquie et aux portes du Proche-Orient.

L'escalade militaire intervient par ailleurs au moment où la Russie, qui entretient de bonnes relations avec l'Arménie, et la Turquie, alliée traditionnel de l'Azerbaïdjan, traversent une grave crise diplomatique sur fond de guerre en Syrie.

La Turquie, qui a de forts liens culturels et linguistiques avec l'Azerbaïdjan, est un allié essentiel pour Bakou. Elle n'a en revanche pas de relations diplomatiques avec l'Arménie, en raison du différend sur les massacres de masse d'Arméniens dans l'Empire ottoman en 1915, qualifiés par Erevan de génocide, ce qu'Ankara refuse de reconnaître.

"Depuis le début, la Turquie se tient aux côtés de l'Azerbaïdjan et elle le restera à l'avenir", a affirmé M. Erdogan, qualifiant de "frère" son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliyev.

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