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04/04/2016 10:52 EDT | Actualisé 05/04/2017 01:12 EDT

La «veuve noire» devra encore se soumettre à des conditions

HALIFAX — Une femme de 80 ans surnommée la «veuve noire» pour avoir tué et empoisonné ses partenaires amoureux devra continuer de se soumettre aux mêmes conditions qui lui avaient été imposées lorsqu'elle avait été libérée d'une prison néo-écossaise le mois dernier.

Lorsque Melissa Ann Shepard a quitté la prison pour femmes de Truro, en Nouvelle-Écosse, le 18 mars, la police a diffusé un avertissement au public parce qu'elle était considérée à haut risque de récidive.

Elle avait purgé la totalité de sa peine — un peu moins de trois ans — pour avoir mis des tranquillisants dans le café de son tout nouvel époux.

L'octogénaire avait plaidé coupable pour avoir administré une substance toxique et pour avoir manqué à son devoir de fournir l’aide nécessaire à la survie de Fred Weeks, 75 ans. M. Weeks était tombé malade alors que le couple se trouvait dans un gîte de Cape Breton, quatre jours après leur mariage.

Elle n'a pas comparu, lundi, à Halifax, alors que les avocats se rencontraient en cour pour déterminer la date de l'audience sur l'engagement de ne pas troubler l'ordre public — qui a été fixée au 18 octobre.

Selon ces conditions, Shepard doit prévenir les policiers de toute nouvelle liaison amoureuse, les tenir informés sur son lieu résidence et leur signaler tout changement dans son apparence physique. En vertu des 22 conditions, elle ne peut pas naviguer sur Internet.

Melissa Ann Shepard avait déjà été reconnue coupable d'homicide involontaire en 1992 à la suite de la mort de son deuxième époux, Gordon Stewart, qu'elle avait drogué avant de rouler en voiture sur son corps à deux reprises. Shepard a été surnommée «la veuve noire» en raison de son passé criminel, qui comprend aussi des affaires de vol liés à ses relations précédentes avec des hommes rencontrés au Canada et aux États-Unis.