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02/04/2016 12:18 EDT | Actualisé 03/04/2017 01:12 EDT

Niger: le touareg Brigi Rafini renconduit comme Premier ministre

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, investi samedi pour un nouveau mandat de cinq ans, a reconduit le Touareg Brigi Rafini au poste de Premier ministre, selon un communiqué du gouvernement lu à la radio officielle, La Voix du Sahel.

"Le président Mahamadou Issoufou a nommé Brigi Rafini au poste de Premier ministre", selon le texte.

M. Rafini, âgé de 63 ans, membre du parti d'Issoufou le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, au pouvoir), a été reconduit à son poste peu après avoir "remis sa démission et celle de son gouvernement au président Issoufou", souligna la radio.

Il sera donc chargé de former un nouveau gouvernement "dans les prochains jours", selon une source gouvernementale

Administrateur de formation, M. Rafini a été Premier Ministre pendant tout le premier quinquennat de M. Issoufou.

Originaire d'Agadez (nord désertique), M. Rafini qui avait occupé des postes ministériels sous le régime du général Maïnassara (1996-1999) présente l'atout politique d'avoir été plusieurs fois maire de la localité d'Iférouane, ex-théâtre de la rébellion touareg de 2007 à 2009.

Certains observateurs estimaient que le président allait changer de Premier ministre pour imprimer un nouveau souffle au régime alors que des sources proches du pouvoir avaient confié à l'AFP que M. Issoufou "aurait du mal à trouver quelqu'un ayant le même profil" -- représentant respecté des touaregs et gestionnaire ayant la confiance d'Issoufou.

Mahamadou Issoufou réélu le 20 mars, a été investi samedi pour un deuxième mandat de cinq ans, lors d'une cérémonie boycottée par l'opposition qui conteste sa réélection.

Il fait face à une fronde de l'opposition, qui a rejeté sa proposition de gouvernement d'union nationale, et conditionné "tout dialogue" à une "transition" vers de nouvelles élections "transparentes et crédibles".

M. Issoufou a été réélu avec 92,51% des voix lors du second tour de la présidentielle, contre 7,49% à Hama Amadou. Emprisonné dans le cadre d'une affaire de trafic présumé d'enfants, ce dernier n'avait pu faire campagne.

L'opposition, qui a dénoncé "une mascarade électorale", avait appelé à boycotter le scrutin.

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