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02/04/2016 12:16 EDT | Actualisé 03/04/2017 01:12 EDT

Nagorny-Karabakh: Hollande appelle les parties au respect "immédiat" et "durable" du cessez-le-feu

Le président français François Hollande, qui a déploré "profondément les graves incidents" au Haut-Karabakh entre forces azerbaïdjanaises et arméniennes, a appelé samedi soir les parties à "la plus grande retenue" et "au respect immédiat, total, durable du cessez-le-feu".

Ces événements, proches de la ligne du cessez-le-feu dans la nuit de vendredi à samedi, sont "les plus sérieux et les plus meurtriers depuis l'accord obtenu en 1994, alors que le conflit avait déjà fait 30.000 morts", a-t-il relevé dans un communiqué.

Après avoir rappelé qu'il avait accueilli les présidents arméniens et azerbaïdjanais à Paris en octobre 2014, M. Hollande a réaffirmé "son engagement en faveur d'un règlement pacifique dans les délais les plus brefs".

Auparavant, le président russe Vladimir Poutine avait appelé "les deux parties à un cessez-le-feu immédiat et à faire preuve de retenue pour éviter qu'il y ait de nouvelles victimes".

La Haute représentante de l'UE, Federica Mogherini, a également "appelé à la fin immédiate des combats et au respect du cessez-le-feu", un appel repris par le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjoer Jagland.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, président en exercice de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), a demandé aux belligérants de "reprendre les négociations dans le cadre du groupe de Minsk".

Au moins 30 soldats ont été tués à la frontière du Nagorny-Karabakh dans des affrontements déclenchés dans la nuit de vendredi à samedi entre forces azerbaïdjanaises et arméniennes, les pires depuis la fin du conflit entre Erevan et Bakou pour le contrôle de cette région séparatiste.

Le Nagorny-Karabakh, rattaché à l'Azerbaïdjan à l'époque soviétique, a déjà été le théâtre d'une guerre qui a fait 30.000 morts et des centaines de milliers de réfugiés, principalement des Azerbaïdjanais, entre 1988 et 1994. Il est désormais peuplé majoritairement d'Arméniens.

Malgré la signature en 1994 d'un cessez-le-feu, aucun traité de paix n'a été signé.

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