POLITIQUE
01/04/2016 01:56 EDT | Actualisé 01/04/2016 02:31 EDT

Sam Hamad : un test pour Couillard, dit l'opposition (VIDÉO)

QUÉBEC - Le PQ et la CAQ estiment que la réaction de Philippe Couillard dans le dossier de Sam Hamad constituera un test pour le premier ministre.

«Si Philippe Couillard prétend qu'il dirige un nouveau Parti libéral, bien là, il a le test parfait pour le prouver. Il a l'occasion idéale pour démontrer que le Parti libéral qu'il dirige, ce n'est pas le même vieux Parti libéral qui existait sous Jean Charest», a lancé le leader parlementaire du PQ, Bernard Drainville, en conférence de presse vendredi matin.

Le PQ demande à l’UPAC et au commissaire à l’éthique d’enquêter sur les révélations de l’émission Enquête. Sam Hamad devrait également être exclu du conseil des ministres, estime l'opposition officielle.

Jeudi, l’émission de Radio-Canada a dévoilé des courriels qui faisaient état d’échanges allégués entre le collecteur de fonds Marc-Yvan Côté et le ministre Sam Hamad. Marc-Yvan Côté tentait d’obtenir des subventions pour l’entreprise Premier Tech, où il siégeait au conseil d’administration.

Si le premier ministre n’expulse pas Sam Hamad de son conseil des ministres, ça enverrait le message que «l'éthique et l'intégrité, ce n'est pas très, très important pour lui et que ça a à peu près la même importance que ça en avait pour Jean Charest», estime Bernard Drainville.

La CAQ croit aussi que le premier ministre doit démettre Sam Hamad de ses fonctions de président du Conseil du trésor. «Il y aura, pour les prochaines 24 heures, un test de leadership extrêmement important envers le premier ministre du Québec, qui devra — et c'est impératif, selon nous — qui devra exclure Sam Hamad du Conseil des ministres», a affirmé le porte-parole du de la CAQ pour le Conseil du trésor, Éric Caire.

Il rappelle que le président du Conseil du trésor est responsable de la mise en place de certaines recommandations du rapport de la commission Charbonneau, dont le projet de loi sur les lanceurs d’alertes. «Quand on dit que Sam Hamad, maintenant, dans sa fonction de président du Conseil du trésor est inapte à assumer pleinement ces fonctions-là en raison de ce qui se passe, c'est deux exemples très clairs de ce qu'on vous dit», affirme Éric Caire.

«Comment peut-il être celui qui va contrôler les dépenses quand on se demande si lui-même n'a pas fait preuve de favoritisme ou n'a pas brisé le secret des délibérations du Conseil des ministres?», ajoute-t-il.

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