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31/03/2016 06:50 EDT

Le groupe St-Hubert acheté par Cara (TWITTER)

Fleuron québécois de la restauration, St-Hubert vient d'être acheté pour 537 millions de dollars par Cara, une entreprise ontarienne qui exploite des centaines d'établissements de restauration rapide au pays.

«Cette alliance garantira à St-Hubert un développement sain, [...] nous serons en mesure d'agrandir considérablement nos programmes de fabrication de produits alimentaires et de bonifier nos ventes partout au Canada.»

- Jean-Pierre Léger, pdg de St-Hubert

Fondée au Québec en 1951, la chaîne St-Hubert compte 117 restaurants, deux usines de production alimentaire à Boisbriand et à Blainville ainsi que deux centres de distribution à Anjou et à Boisbriand.

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La Société Cara exploite notamment les restaurants Swiss Chalet, Harvey's, Milestones, Montana's, Kelsey's, East Side Mario's, New York Fries, Prime Pubs, Bier Markt et Landing. Environ 66 % des restaurants exploités par l'entreprise sont situés en Ontario.

Le président du conseil et chef de la direction de Cara, Bill Gregson, indique que St-Hubert conservera son siège social à Laval.

« Cette opération donne à St-Hubert l'occasion de stimuler la croissance de ses restaurants grâce à l'ajout des marques Cara au Québec et de mettre en œuvre un programme visant les produits alimentaires de détail à l'échelle nationale pour Cara, basé au Québec, au moyen des unités de production et des fournisseurs existants », indique le pdg de Cara.

Une conférence de presse commune aura lieu à 10 h.

La transaction en chiffres :

- Chiffre d'affaire total de 620 millions $

- 117 restaurants, 108 au Québec

- 2 usines de production alimentaire

- 2 centres de distribution

- 28 propriétés

- 34 % du chiffre d'affaire réalisé dans les restaurants

- 66 % du chiffre d'affaire réalisé auprès de clients externes, tels que Costco, Metro, Loblaws et Sobeys

Les réactions n'ont pas tardé à Québec. En entrevue à la radio de Radio-Canada, à Ottawa, le chef de la CAQ a dénoncé la vente d'une autre entreprise québécoise, après RONA Selon lui, le Québec est en train de devenir une économie de succursales.

« Mon inquiétude, c'est qu'on revienne un peu là où on était il y a cinquante ans, c'est-à-dire d'avoir au Québec seulement des succursales de compagnies de l'extérieur. C'est comme si on vient confirmer un déclin tranquille de l'économie québécoise », a commenté François Legault.

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a lui aussi dénoncé sur Twitter la vente d'un fleuron québécois.

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