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Un Français est accusé de terrorisme en lien avec un projet d'attaque imminent

PARIS — Un Français âgé de 34 ans, arrêté la semaine dernière, a été accusé d'une série d'infractions terroristes pour avoir supposément comploté en vue d'une attaque imminente et exploité un arsenal d'explosifs d'une «ampleur sans précédent», selon les procureurs.

Le procureur de Paris François Molins a affirmé, mercredi, que le suspect, Reda Kriket, était accusé notamment d'avoir participé aux activités d'un groupe terroriste avec des plans pour au moins une attaque, de possession et de transport d'armes et d'explosifs, et de possession de faux documents.

Reda Kriket se serait rendu en Syrie en 2014 et 2015, et aurait effectué plusieurs voyages entre la France et la Belgique, a indiqué M. Molins.

Le procureur de Paris n'a pas dit si le complot présumé fomenté par l'accusé était lié au réseau du groupe armé État islamique derrière les attaques de la semaine dernière à Bruxelles et celles à Paris en novembre. L'été dernier, soit avant les attaques de Paris, Reda Kriket et le logisticien présumé de ces attaques avaient été condamnés en leur absence pour des accusations de terrorisme.

Deux Algériens qui auraient des liens avec le complot allégué de Reda Kriket sont détenus à Bruxelles. Le bureau des procureurs fédéraux belges a affirmé, mercredi, que les hommes, identifiés comme étant Abderrahmane A. et Rabah M., devront se présenter pour une audience le 7 avril.

Un autre Français lié à Reda Kriket, Anis Bari, est détenu à Rotterdam, aux Pays-Bas, a affirmé M. Molins. Le suspect s'oppose à son extradition en France.

Parmi les éléments trouvés par la police dans le logement de Reda Kriket, jeudi, à Argenteuil, en banlieue de Paris, figurent 500 grammes de l'explosif TATP, 1,3 kilo d'explosifs industriels, du matériel pour fabriquer des détonateurs, cinq fusils automatiques, sept cellulaires, des passeports volés et deux ordinateurs montrant des liens avec des groupes djihadistes, a indiqué M. Molins.

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