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30/03/2016 02:31 EDT | Actualisé 30/03/2016 02:33 EDT

Apporter des oeufs de chocolat Kinder Surprise aux États-Unis: mauvaise idée!

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Un Estrien a eu toute une surprise ce week-end quand un douanier américain lui a interdit de faire traverser des oeufs de chocolat Kinder Surprise de l'autre côté de la frontière. Louis-Philippe Hébert, de Richmond, souhaitait faire une surprise à sa filleule qu'il allait visiter à Boston.

M. Hébert ne savait pas du tout que ce genre de friandise était interdit aux États-Unis. Le douanier américain a fait une fouille de son véhicule quand il a découvert les oeufs en chocolat dans lesquels sont cachés des petits jouets. Il a offert au douanier de les prendre, mais celui-ci a refusé.

« En fait, pas confisqués... c'eût été trop simple. Pire, l'agent des douanes des USA m'a demandé de retourner, à pied!, au Canada pour détruire et jeter mes Kinder en sol canadien, car même les Kinder détruits ne peuvent pas être jetés en sol états-unien!! J'ai donc dû marcher dans Derby Line jusqu'à Stanstead, passer les douanes canadiennes et revenir et repasser les douanes américaines, à pied, entre deux voitures! », peut-on lire sur la page Facebook de l'Estrien.

« C'est un peu surréaliste. Je n'avais jamais entendu parler que c'était complètement illégal aux États-Unis », affirme-t-il.

Risque d'étouffement

Selon le site internet du U.S. Customs and Border Protection, la vente et l'importation d'oeufs Kinder Surprise sont interdites parce qu'ils contiennent des surprises à l'intérieur ce qui peut causer des étouffements chez les jeunes enfants âgés de trois ans et moins.

«J'ai des amis qui pensaient que c'était une légende urbaine, mais je peux confirmer que c'est vrai! Ce n'est pas persona non grata, c'est plutôt oeuf non grata!»

- Louis-Philippe Hébert

Les oeufs qu'il apportait étaient de gros format, ceux fabriqués expressément pour la période de Pâques. « Le douanier m'a dit que c'était illégal parce qu'il y avait des dangers d'étouffement. On ne peut pas vraiment s'étouffer avec ça. C'est un gros jouet qu'il y a dedans! », ajoute Louis-Philippe Hébert.

Ce dernier a donc dû rebrousser chemin, à pied, pour revenir en territoire canadien, où il a détruit ses deux gros oeufs en chocolat. « À la douane canadienne, ils ne semblaient pas être surpris de la chose. Au retour, j'ai dû repasser par la douane américaine à pied avec une voiture devant et une autre derrière », raconte-t-il.

L'homme s'est finalement procuré des chocolats dans une épicerie américaine, qu'il a offerts à sa filleule.