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Les risques d'incendies plus importants dans les communautés autochtones

L'incendie qui a coûté la vie à neuf personnes, dont trois enfants, à Pikangikum, soulève plusieurs questions sur la sécurité dans les communautés autochtones.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

Les flammes ont ravagé la résidence de Pikangikum. De la maison, il ne reste presque rien. Les causes de cet incendie demeurent inconnues et une enquête est en cours. Mais le chef de la Première Nation, Dean Owen, croit savoir pourquoi les dommages ont été si importants.

« Il n'y a pas de services d'incendie », indique-t-il. Certes, la communauté isolée de plus de 2000 habitants a un camion, mais pas de service organisé de lutte contre les incendies. Le chef affirme aussi que l'accès à l'eau est compliqué. Dans un communiqué, le grand chef de la nation Nishnawbe Aski, qui comprend Pikangikum, a affirmé que dans cette communauté, 95 % des résidences n'avaient pas accès à l'eau.

Selon le député néo-démocrate Roméo Saganash, ce genre de problème est répandu dans les communautés autochtones, particulièrement dans le nord.

En février 2015, deux jeunes enfants étaient morts dans un incendie survenu dans une communauté autochtone de Saskatchewan. Aucun service d'incendie n'était intervenu. Les paiements requis dans le cadre d'une entente avec le service de pompiers volontaires d'une communauté avoisinnante n'avaient pas tous été versés.

Le fédéral au courant du problème

Dans un rapport de 2010, le gouvernement fédéral soulignait que le taux de décès liés à des incendies était 10,4 fois plus élevé chez les Premières Nations que dans le reste du Canada. Ce rapport, qui se base sur des données de 2007, note également que l'incidence d'incendie est 2,4 fois plus élevée chez les Premières Nations.

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Le premier ministre Justin Trudeau rappelle que dans son budget, le gouvernement a annoncé des investissements de 8,4 milliards de dollars pour les Premières Nations au cours des cinq prochaines années.

Dans le budget, des montants ont été annoncés pour renforcer les services d'incendies. Au cours des deux prochaines années, plus de 500 millions de dollars ont également été prévus pour développer les infrastructures dans les communautés autochtones.

Mais le député néo-démocrate Roméo Saganash rappelle que certaines de ces communautés sont très éloignées et que, dans le Nord par exemple, les coûts de construction pour des édifices sont très élevés.

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