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La présidente du Brésil assimile la défection d'un parti allié à un « coup d'État »

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, dénonce comme un « coup d'État » le départ de son allié, le parti PMDB du vice-président Michel Temer, de la coalition gouvernementale.

« La procédure de mise en accusation est inscrite dans la Constitution, mais ici nous parlons d'un cas très concret, sans crime de responsabilité, et cela s'appelle un coup d'État », a-t-elle lancé au palais présidentiel.

Néanmoins, Dilma Rousseff est plus que jamais fragilisée au lendemain de ce divorce et de la volonté de son adversaire de la remplacer en cas de destitution.

Les jeux de coulisses s'intensifient pour rallier les députés avant un vote sur cette question dans deux semaines. L'opposition doit réunir les deux tiers des députés pour approuver la mise en accusation de la présidente devant le Sénat.

Au cas où Dilma Rousseff serait suspendue de ses fonctions dans l'attente d'une décision du Sénat, c'est Michel Temer qui assurerait l'intérim.

La situation est à ce point délicate pour la présidente qu'elle a annulé sa participation à un sommet sur la sécurité nucléaire prévu pour jeudi et vendredi.

La cote de la présidente au sein de la population semble aussi en chute libre, puisqu'un sondage publié mercredi révèle que 8 Brésiliens sur 10 ne lui font plus confiance.

À quatre mois des Jeux olympiques de Rio de Janeiro, l'opposition accuse la présidente d'avoir caché l'ampleur des déficits publics en 2014, année de sa réélection, puis en 2015.

Une manifestation initiée par le Parti des travailleurs, le parti de la présidente, doit se dérouler jeudi à la défense de Dilma Rousseff.

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