Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

La CSN dénonce des délais de traitement « inacceptables » dans les centres jeunesse

Les cas d'enfants signalés aux centres jeunesse du Québec mettent beaucoup trop de temps à être traités s'ils ne sont pas considérés prioritaires et, dans toutes les régions du Québec, les délais dépassent les normes ministérielles, dénonce la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

S'appuyant sur des chiffres portant sur l'année 2014-2015, la centrale syndicale, qui représente de nombreux intervenants, soutient qu'aucun centre jeunesse n'arrive à respecter le délai de huit jours qui devrait avoir lieu entre le moment où un cas lui est signalé et le moment où un intervenant établit un premier contact avec le jeune concerné ou sa famille.

Ce délai atteint 70 jours en moyenne dans le Grand Nord québécois, 57 jours en Estrie et 43 en Montérégie. Les régions qui s'en tirent le mieux à ce chapitre sont le Bas-Saint-Laurent, l'Outaouais et Montréal, où le temps d'attente avant la première rencontre dite d'évaluation-orientation atteint respectivement 14, 15 et 18 jours.

« Si les cas les plus urgents sont traités adéquatement, il est triste de constater que les "moins prioritaires", comme certains cas de négligence, de troubles de comportement, d'abus et de mauvais traitements psychologiques, sont souvent délaissés », déplore la vice-présidente à la Fédération des professionnels (FP-CSN) Nancy Corriveau.

Ces cas, considérés de code 3 dans le jargon des intervenants, s'aggravent et deviennent souvent des codes 2 ou des codes 1, faute d'avoir reçu des services adéquats, explique la CSN.

« À bout de souffle »

Soulignant que les centres jeunesse ont subi des compressions de 50 millions de dollars entre 2010 et 2014 et que ses employés sont « à bout de souffle », la CSN demande au gouvernement Couillard de procéder à un « réinvestissement immédiat » dans le réseau, et de mettre un terme aux restructurations organisationnelles actuelles.

La centrale syndicale dit attendre avec « beaucoup d'intérêt et d'inquiétude » les chiffres pour l'année 2015-2016, les premiers qui seront publiés depuis la création des centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS), créés le 1er avril 2015 par le ministre de la Santé Gaétan Barrette.

Plus de détails à venir.

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.