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La Colombie et les rebelles de l'ELN vont entamer des négociations

Bogota et les rebelles de l'Armée nationale de libération (ELN), deuxième groupe armé de Colombie après les FARC, vont entamer des négociations en Équateur, confirment mercredi les deux parties dans un communiqué commun, sans préciser de date.

L'objectif est d'avancer rapidement « vers la réconciliation nationale », soulignent les chefs des deux délégations présentes à Caracas.

Cette décision fait suite à la libération par l'ELN de deux otages à la fin du mois de mars, comme l'exigeait le gouvernement.

Les négociations se dérouleront sous l'égide de Cuba, de la Norvège, du Venezuela, du Chili, du Brésil et de l'Équateur.

« Ce sera la fin des mouvements de guérilla et nous pourrons tous nous concentrer, démocratiquement, pour faire de notre pays l'État libre, normal, moderne, juste et ouvert qu'il peut et qu'il doit être », a déclaré le président Juan Manuel Santos lors d'une allocution télévisée.

Des contacts préliminaires ont lieu depuis plus de deux ans entre les deux parties. L'Équateur avait révélé l'an dernier que des rencontres entre représentants du gouvernement colombien et l'ELN avaient été organisées.

Les effectifs de l'ELN sont estimés à 3000 hommes contre 8000 pour les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Les FARC et les autorités colombiennes ont laissé passer la semaine dernière la date limite fixée pour la conclusion d'un accord de paix mais vont poursuivre leurs discussions à La Havane.

Depuis 1964, la guerre civile colombienne a fait 220 000 morts et plusieurs millions de déplacés.

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