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L'opposition syrienne est contre un gouvernement d'union

À l'issue d'une nouvelle ronde de négociations, l'opposition syrienne a rejeté mercredi la possibilité de former un gouvernement d'union avec le chef de l'actuel régime, Bachar Al-Assad.

Les deux parties sont présentement en pourparlers à Genève pour tenter de trouver des solutions à la crise qui perdure en Syrie. Les négociations, qui ont commencé à la mi-mars, ont pour but de relancer un processus de paix qui reposerait principalement sur la présence d'un organe de transition et l'élaboration d'une nouvelle constitution.

En entrevue avec une agence de presse russe, Bachar Al-Assad a évoqué de son côté la nécessité de trouver un terrain d'entente et invité les membres de l'opposition à se joindre au gouvernement de transition.

Sans spécifier son rôle dans l'éventuelle formation politique, Al-Assad a laissé sous-entendre qu'il resterait lui-même actif au sein du gouvernement, une proposition qui n'a pas manqué de faire réagir le chef de délégation des partis d'opposition, Assaad Al-Zoabi.

« Les résolutions internationales parlent [...] de la formation d'un organe de transition doté des pleins pouvoirs, y compris les pouvoirs présidentiels », a souligné ce dernier, ajoutant qu'Assad n'aurait pas sa place dans cette transition.

L'offensive se poursuit, Assad évoque une reconstruction

Cette nouvelle confrontation politique survient au moment où les troupes du régime de Bachar Al-Assad intensifient leurs frappes contre le groupe armé État islamique (EI).

Quelques jours après avoir récupéré la cité antique de Palmyre située au centre du pays, l'armée syrienne maintient ses efforts dans la région et tente de se rapprocher de la province de Deir Ezzor, un territoire stratégique largement détenu par l'EI.

Durant son entretien avec l'agence de presse russe, le président syrien s'est également montré particulièrement soucieux des efforts de reconstruction qui seront nécessaires après la guerre.

Selon lui, depuis ses débuts, le conflit syrien aurait coûté plus de 200 milliards de dollars en termes de dommages matériels.

La guerre en Syrie, qui a débuté en 2011 après une répression sanglante du régime, a fait plus de 270 000 morts et causé le déplacement d'au moins la moitié de la population.

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