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France/droit du travail: l'exécutif socialiste affronte jeudi une nouvelle journée de contestation

Le projet de réforme du code du travail en France, défendu par l'exécutif socialiste, va être une nouvelle fois contesté dans la rue jeudi au moment où le texte, jugé trop libéral par les syndicats de salariés, arrive en discussion au parlement.

Après de précédentes journées d'action, plusieurs syndicats - mais pas tous - appellent à une journée de grèves et de manifestations dans toute la France. Jeudi dernier, des manifestations ayant rassemblé plusieurs dizaines de milliers de jeunes et salariés ont été émaillées de violences.

L'ampleur de la mobilisation aura valeur de test pour le gouvernement de Manuel Valls, fragilisé par l'hostilité d'une partie des électeurs de gauche à cette réforme à 13 mois de l'élection présidentielle, mais qui est déjà parvenu à amadouer les syndicats réformistes en modifiant le texte initial.

Si les "contestataires" - parmi lesquels des organisations étudiantes et lycéennes - réclament le retrait pur et simple du projet, accusé "de généraliser la précarité", les "réformistes" espèrent obtenir de nouvelles concessions lors de son passage au parlement.

Mardi, la ministre du Travail Myriam El Khomri a dit comprendre "qu'un texte aussi profondément réformateur suscite des questionnements et nécessite des débats", devant la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale.

"Ca n'est pas un chèque en blanc aux entreprises", a-t-elle assuré.

La réforme est censée donner plus de souplesse au marché du travail tout en sécurisant les parcours professionnels des salariés, dans un pays où le chômage culmine à 10% et où les petites et moyennes entreprises hésitent à embaucher.

Elle vise notamment à renforcer la négociation au sein même des entreprises, notamment sur l'aménagement du temps de travail, et à clarifier les règles du licenciement économique.

Devant les protestations des syndicats de salariés, mais à la colère des organisations patronales, le gouvernement a finalement renoncé aux mesures les plus critiquées, comme le plafonnement des indemnités pour licenciement abusif.

Pour Laurent Berger, numéro un de la CFDT (réformiste), la réforme est "potentiellement porteuse de progrès, même si elle reste à parfaire", mais pour Philippe Martinez, numéro un de la CGT (contestataire), "c'est un projet mal construit, mal fait".

Solidaires, un autre syndicat contestataire, promet "une très, très grosse mobilisation" jeudi, "plus importante que celle du 9 mars", où plus de 200.000 personnes avaient défilé à travers la France selon la police, 450.000 selon les organisateurs.

Des grèves affecteront les services publics, avec des perturbations dans les transports en commun et aériens.

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