Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Donald Trump veut punir les femmes qui subissent un avortement

BROOKFIELD, Wis. — Jusqu'où ira Donald Trump pour attirer à lui les voix les plus conservatrices et retirer le tapis sous les pieds de Ted Cruz?

L'homme qui se maintient en tête des primaires républicaines en vue de l'élection présidentielle aux États-Unis, en novembre, a déclaré mercredi que toute femme subissant un avortement devrait «recevoir une forme de punition». Il n'a pas précisé la nature de cette punition.

M. Trump a exprimé cette opinion au cours d'une conservation animée avec le journaliste Chris Matthews de la chaîne MSNBC, au cours d'un enregistrement d'une assemblée publique au Wisconsin, où se déroulera une primaire la semaine prochaine.

Le politicien populiste s'est décrit comme un partisan «pro-vie», disant s'opposer à l'avortement mais l'acceptant dans trois cas d'espèce qu'il n'a pas précisés.

Hillary Clinton, qui sera sans doute l'adversaire démocrate de Donald Trump, n'a pas tardé à réagir en qualifiant ses propos d'«horribles» et de «révélateurs».

M. Trump continue d'attirer les controverses. Son directeur de campagne, Corey Lewandowski, vient d'être accusé de coups et blessures envers une journaliste en Floride. L'escarmouche est survenue au début de mars.

Les primaires du Wisconsin peuvent s'avérer cruciales. Si le sénateur texan Ted Cruz, un autre ultra-conservateur, parvient à réduire l'écart derrière Donald Trump, la possibilité d'un congrès à la direction ouvert augmente. Dans un tel cas, les délégués pourront voter pour un autre candidat si celui qu'ils doivent appuyer ne parvient pas à l'emporter au premier tour.

M. Cruz a reçu l'appui d'un de ses anciens adversaires, le gouverneur du Wisconsin, Scott Walker.

Jusqu'à maintenant, Donald Trump compte 739 délégués, contre 465 pour Ted Cruz. Le gouverneur de l'Ohio John Kasich traîne de la patte avec 143 délégués. Le Wisconsin délègue 42 personnes au congrès républicain. Le gagnant à l'échelle de l'État en obtient 18. Les 24 autres sont répartis entre les vainqueurs des huit districts électoraux.

Pour éviter qu'un congrès devienne ouvert, le meneur doit compter sur l'appui d'au moins 1237 délégués.

Aucun des trois candidats encore en lice ne s'est engagé à appuyer le vainqueur éventuel.

M. Trump, qui s'était déjà engagé à respecter le résultat des urnes, dit avoir changé d'avis parce qu'il soutient avoir été traité injustement, particulièrement par l'establishment du parti. Il a déclaré sur les ondes du réseau ABC, mercredi: «Je ne souhaite que l'appui du peuple. Je vais prendre mes chances avec le peuple».

Ted Cruz affirme que si Donald Trump obtient l'investiture républicaine, la prochaine présidente sera Hillary Clinton.

Mme Clinton compte 1243 délégués tandis que son seul adversaire, Bernie Sanders, en a 975. Si on compte les superdélégués — les dirigeants du parti qui peuvent appuyer qui ils veulent —, l'avance de l'ancienne secrétaire d'État est encore plus prononcée: 1712 contre 1004. Pour l'emporter, un candidat démocrate doit obtenir l'appui de 2383 délégués.

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.