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Couillard présente son plan d'action pour la jeunesse québécoise

Quinze ans après l'instauration de la toute première politique jeunesse au Québec, le premier ministre Philippe Couillard a rendu publique mercredi la politique élaborée par son gouvernement et dotée d'une enveloppe initiale de 181 millions de dollars sur cinq ans, couvrant la période de 2016 à 2021.

En outre, différents ministères contribueront à partir de leur propre budget à cette enveloppe annoncée dans le discours du budget présenté par le ministre Carlos Leitao, le 17 mars dernier.

Cette politique, placée sous la responsabilité directe du premier ministre, englobe les jeunes de 15 à 29 ans et elle va s'échelonner jusqu'en 2030.

Afin de l'appliquer, le gouvernement est soutenu par le Secrétariat à la jeunesse, qui en assure la coordination.

La politique comporte cinq différents axes :

  1. Développement de saines habitudes de vie dans un environnement sécuritaire;
  2. Persévérance et réussite éducative;
  3. Culture, bénévolat et développement de comportement éco-responsables;
  4. Employabilité des jeunes;
  5. Soutien à l'entreprenariat de la jeunesse.

La manière dont cette vaste politique sera mise en œuvre dans les cinq premières années de son élaboration sera précisée cet automne.

Philippe Couillard affirme que cette nouvelle politique a été rendue nécessaire « parce que le monde a changé ». Il a cité la mondialisation, l'évolution de la technologie et du numérique et les changements démographiques comme facteurs touchant de près la vie des jeunes Québécois.

Ainsi, d'expliquer M. Couillard, il y avait 30 % de la population en 1970 qui était âgée entre 15 et 29 ans. En 2015, cette proportion était passée à 19 %.

Or, de faire valoir le premier ministre du Québec, il y aura d'ici 2022 un million d'emplois à pourvoir dans la province. Mais encore faut-il faire en sorte que les jeunes aient la formation nécessaire pour occuper ces emplois, a dit en substance M. Couillard.

Dans son allocution mercredi, Philippe Couillard a tenu à dire que les jeunes Autochtones feront l'objet d'une attention particulière dans cette politique, car ils ont « des besoins particuliers et une réalité totalement distincte ». Ce qui est destiné aux jeunes Autochtones passera par « un véhicule de financement spécifique », a spécifié le premier ministre, et se fera dans le cadre d'une relation de « nation à nation ».

La politique jeunesse du gouvernement Couillard s'est appuyée sur plus de 200 avis obtenus à la suite d'un grand exercice de consultation.

Le premier ministre affirme que l'exercice qu'avait mené l'ex-député péquiste Léo Bureau-Blouin a également été pris en compte. C'est qu'au printemps 2013, la première ministre d'alors, Pauline Marois, avait elle aussi initié la tenue d'une série de consultations en vue d'une politique jeunesse.

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