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28/03/2016 03:38 EDT | Actualisé 28/03/2016 09:21 EDT

«Yamaska»: les acteurs se souviennent... (ENTREVUES/PHOTOS)

5 JOURS AVANT LA GRANDE FINALEVoici la bande-annonce du dernier épisode à vie de YAMASKA.RÉSUMÉ:Étienne apprend à Hélène qu’il est condamné. Le couple est bouleversé. Étienne se demande s’ils ne devraient pas annuler le mariage en raison des tristes circonstances. Après réflexion, ils choisissent d’aller jusqu’au bout et de témoigner de leur amour profond devant les êtres qui leur sont chers…Pour lire le résumé complet, rendez vous sur notre site web :http://yamaska.tva.canoe.ca/emission

Posté par YAMASKA sur 23 mars 2016

Sept ans, en télévision, aujourd’hui, ça ne change peut-être pas le sort de la planète, mais ça imprègne certainement le cœur et la mémoire de plusieurs téléspectateurs. Surtout quand une moyenne de 1 320 000 personnes assidues est au rendez-vous chaque semaine, sans déroger, pour suivre les intrigues d’un univers fictif dans lequel elle se retrouve et se reconnaît.

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Les personnages de Yamaska adresseront ce soir un dernier adieu au public qui leur est fidèle depuis 2009, dans une finale émouvante, qui se conclura avec le mariage très attendu d’Hélène et Étienne. Nul besoin d’être devin pour prédire qu’on versera sûrement quelques larmes… mais qu’on esquissera aussi quelques sourires.

Les tournages sont terminés depuis décembre dernier, mais les comédiens de la série d’Anne Boyer et Michel D’Astous ont vécu de belles retrouvailles, jeudi dernier, alors qu’un événement spécial était organisé, au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, avec les gagnants d’un concours, qui ont alors pu visionner en primeur le dernier épisode de Yamaska, ainsi que l’émission spéciale Yamaska et moi, qui sera présentée lundi prochain, le 4 avril.

Le Huffington Post Québec était sur place et a demandé aux têtes d’affiche de Yamaska comment elles vivent leur deuil de cette grande aventure, et quel a été, de leur point de vue, le tournant majeur dans la vie de leur personnage dans les sept dernières années.

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La dernière de Yamaska est présentée ce lundi, 28 mars, à 20h, à TVA.

Normand D’Amour – William Harrison

«Il faut passer à autre chose. C’est terminé, et la vie continue. À entendre les commentaires des gens, on sait qu’on a rendu le monde heureux, pendant sept ans. Alors, c’est quelque chose qu’on peut cocher sur notre curriculum vitae, d’avoir créé du bonheur. C’est un bel accomplissement.»

« Je suis par contre un peu déçu qu’on ne soit pas le téléroman qui a duré le plus longtemps… J’aurais aimé faire 15 ou 16 ans. «L’Auberge du caniche blanc», eux, ils «continussent»! (rires) Mais sept ans, c’est un beau chiffre. Les auteurs ont cru qu’ils avaient fait le tour ; c’est mieux ça de d’avoir l’impression de revoir sans cesse la même scène. Ils ont arrêté juste à temps, je pense. Ils ont amené chacun des personnages à son paroxysme. Et la finale est crève-cœur…»

Le point tournant pour votre personnage dans les sept dernières années : «Il y a eu la mort de son fils (Lambert, au tout début du téléroman), la trahison de sa femme (qui le trompait avec le jeune Geoffroy), le fait d’avoir annoncé à son père que c’est lui qui a mis fin aux jours de sa mère, la publication de son livre…»

Chantal Fontaine – Julie Davignon

«On le savait. Dès le jour un, les auteurs nous l’avaient dit, que c’était pour sept ans. Donc, c’est quelque chose qu’on savait et qu’on voyait arriver tranquillement. C’est correct, on était avertis. Ce n’est pas comme si ça s’était terminé abruptement. C’est la vie d’artiste, et ça laisse place pour de nouveaux projets. On se croise les doigts…»

Le point tournant pour votre personnage dans les sept dernières années : «Ça commencé avec la mort de mon fils (Lambert), qui était un gros fait saillant. Ensuite, l’arrivée de ma mère (incarnée par Andrée Lachapelle) a été quelque chose de très sympathique à jouer. Sympathique, le mot est peut-être mal choisi, mais très intéressant, et nourrissant, pour une actrice.»

Denis Bernard – Philippe Carpentier

«C’est formidable, parce que les auteurs ont eu à cœur qu’on termine ça ensemble. Le rassemblement avec le public, entre autres, moi, j’appelle ça savoir vivre. C’est comme fermer les livres avec honneur, que d’inviter le public au visionnement des derniers épisodes. Pour nous, c’est fini depuis le mois de décembre. On s’est dit au revoir. Moi, je suis quelqu’un qui essaie de ne pas être nostalgique, dans le travail. Je suis assez dur, et même un peu sans-cœur. On se dit qu’on s’aime, et c’est vrai, mais après, moi, je tourne les talons, et on passe à autre chose. Mais on est toujours contents de se revoir. On a formé une famille qui a existé pour vrai, et ça, on ne nous l’enlèvera jamais.»

Le point tournant pour votre personnage dans les sept dernières années : «C’est la crise identitaire de Philippe, ses rencontres avec sa psy. C’est là qu’il s’est mis à changer, à se transformer. C’est assez formidable : Philippe est resté en amour avec Réjanne tout ce temps-là. Il leur est arrivé bien des affaires en sept ans, mais une chose n’a jamais diminué, c’est l’amour qu’ils avaient l’un pour l’autre. Faire une thérapie a changé sa vie. Et je l’ai vécu pour moi-même, dans ma vie, je connais bien des gars de 50 ans qui l’ont fait, qui l’ont vécu, mais la thérapie, c’est formidable. Quand tu es «mal pris», va en thérapie, c’est le plus beau cadeau que tu peux te faire!»

Yan England – Brian Harrison

«Un téléroman qui dure sept ans, c’est très rare. Mais, en même temps, c’a été une superbe histoire, une superbe aventure. Sept ans, c’est quelque chose, dans une vie! On en vit, des affaires, pendant une aussi longue période. Surtout que pour Yamaska, on tournait environ neuf mois par année. On se voyait beaucoup. Donc, c’est sûr qu’il y a une tristesse que ça se termine. Mais on l’a su d’avance. On a pu faire nos deuils. Pendant les tournages, moi, je ne voulais pas penser à la fin, sauf la dernière journée. Je voulais juste profiter de chacune des scènes que j’allais tourner. Moi, personnellement, je n’oublierai jamais cette aventure des sept dernières années. C’a été magique!»

Le point tournant pour votre personnage dans les sept dernières années : «Surtout cette saison-ci, mon personnage a tellement vécu de choses! Cette septième saison est celle où tout a explosé. Brian est tombé dans les bas-fonds ; quand il a touché le fond du baril, il a trouvé un autre fond qui n’existait pas encore, encore plus loin. Toutes les façades qu’il avait, son obsession de la performance, tout est tombé. Les différents masques avec lesquels Brian se protégeait ont tous cassé. On est entrés dans des zones que moi, je n’avais jamais eu l’occasion de jouer. C’était un gros défi pour moi. J’ai été très privilégié que les auteurs me fassent confiance pour jouer ça, cette année. Je l’ai vécu de super belle façon, c’était merveilleux.»

Émile Mailhot – Olivier Brabant

«Moi, je vis dans le déni! Je me dis que ce n’est pas fini, voyons donc! (rires) Mais je suis heureux que ça se termine dans la joie. J’étais jeune, quand j’ai commencé à jouer dans Yamaska ; j’étais à la fin de l’adolescence, j’avais 20 ans, et je vais bientôt en avoir 28. J’étais un vagabond, et maintenant, je suis rendu un homme! (rires)»

Le point tournant pour votre personnage dans les sept dernières années : «Son partenariat avec Théo dans leur entreprise, qui a amené une autre dynamique au personnage, qui est alors devenu plus mature. Et son mariage avec Ingrid, qui a été un gros tournant, aussi. Mais ça reste qu’il a chialé pendant sept ans, et je pense qu’il va continuer à chialer toute sa vie (rires). C’était un beau personnage, c’était le fun à jouer. Merci aux auteurs, Anne (Boyer) et Michel (D’Astous)!»

Pascal Darilus - Geoffroy Carpentier

«Comme Denis (Bernard), j’essaie de mettre le passé derrière et d’aller de l’avant. C’est sûr que, pour nous, la famille Yamaska a existé. Denis, par exemple, sera mon père à jamais. Il m’a toujours appelé «Mon gars»!»

Le point tournant pour votre personnage dans les sept dernières années : «Être tombé en amour avec la blonde de son chum, Alicia, qui sortait avec Olivier. Je pense qu’à partir de là, il travaillait sur quelque chose. Sa quête était différente.»

Gabriel Maillé – Frédérick «Frédo» Harrison

«Quand on a commencé la pré-production de Yamaska, j’avais 12 ans. Maintenant, je suis rendu à 20 ans. C’est clairement une famille que je quitte. Quand tu grandis avec une gang comme ça, qui te voit évoluer, tu es influencé comme personne. Même en étant adulte, on est influencé, mais c’est encore plus le cas quand on est adolescent. C’est sûr que c’a vraiment été un deuil. Mais c’est correct. On passe à autre chose, on tourne la page. Il y a autre chose qui s’en vient.»

Le point tournant pour votre personnage dans les sept dernières années : «À un moment donné, les auteurs ont donné un coup de maturité à Frédo, et je pense que ça lui a fait du bien. L’adolescence était terminée. Au cours des deux ou trois dernières saisons, il a évolué, il est devenu un peu plus un jeune adulte, et je pense que c’a été bénéfique pour lui et agréable pour les téléspectateurs. Et c’était vraiment le fun à jouer, aussi.»

Nathalie Mallette – Rachel Dumont

«Pour moi, c’est un deuil à chaque fois. Je suis quelqu’un qui s’attache beaucoup, beaucoup. 30 vies se terminera bientôt, et je vais être dans ce deuil-là prochainement. On fait le deuil de ce qu’on a aimé, les gens, les acteurs, la famille, c’est important. Mais mon deuil de Yamaska, il a été fait il y a deux ans (lorsque son personnage de Rachel s’était enlevé la vie).

Le point tournant pour votre personnage dans les sept dernières années : «Avant de se suicider, Rachel avait sauvé son fils, Samuel (Marc-Olivier Lafrance), du suicide. Les auteurs voulaient parler de ce fléau, et ils trouvaient qu’ils n’avaient pas été au fond du sujet avec mon garçon. Rachel était le personnage tout désigné pour le faire, pour aller au bout de ça.»

Dominique Leduc – Christine Paquette

«Moi, j’avais un très petit rôle dans Yamaska, mais j’étais là tout le temps, de façon régulière. C’est sûr que ça me fait de la peine, parce que je me suis attachée, au cours des années, à l’équipe, aux personnages. Mais au Québec, on a tellement de contrats différents, on est tellement éparpillés, que les acteurs ont l’habitude de passer d’un projet à l’autre. Moi, j’ai fait beaucoup de continuités, comme Cornemuse. La télé pour enfants, c’est souvent des projets de longue haleine ; je connais ça, des projets qui durent 5,6 ou 7 ans. Malheureusement, il va s’en faire de moins en moins, en télévision. Une série qui dure 7 ans, comme Yamaska, ça donne au public le temps de s’attacher aux personnages, de vivre des choses, de faire partie de la famille. Alors que maintenant, on se dirige davantage, dans l’industrie, vers une formule de 12 ou 18 épisodes. C’est bien, on fait de la télé autrement, mais le public a moins l’opportunité d’appartenir à un projet.

Le point tournant pour votre personnage dans les sept dernières années : «Moi, j’ai vécu une espèce de constance. Tout ce temps, j’étais comme une table de salon (rires). Une bonne table bien construite, sur laquelle on peut s’appuyer…»

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