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22/03/2016 08:26 EDT | Actualisé 23/03/2017 01:12 EDT

Yémen: un ministre se dit quasi sûr de la tenue des pourparlers de paix fin mars

Le ministre yéménite des Affaires étrangères Abdel Malak al-Mekhlafi s'est dit mardi confiant qu'un nouveau round de pourparlers de paix interyéménites se tiendra avant la fin du mois de mars au Koweït.

A la question de savoir si un nouveau round allait avoir lieu avant avril, il a répondu qu'il en était sûr à "99%".

Le lancement de ces pourparlers devrait coïncider avec une trêve dans la guerre qui déchire le Yémen depuis l'intervention en mars 2015 d'une coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite en soutien au gouvernement du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi contre les rebelles Houthis.

M. Mekhlafi, qui participait à un forum organisé par la chaîne Al-Jazeera du Qatar, a répété que son gouvernement était soucieux de rétablir la paix dans le pays.

"Nous irons à ces pourparlers de paix (..) et nous espérons pouvoir parvenir à une solution", a-t-il déclaré.

Le médiateur de l'ONU, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed s'est dit mardi "optimiste" sur les perspectives de paix, après avoir été reçu à Ryad par le président Hadi.

"Nous travaillons pour la paix avec la coopération de tous" les protagonistes du conflit, a-t-il ajouté dans une déclaration rapportée par l'agence de presse yéménite Saba.

Son entretien avec M. Hadi est intervenu au lendemain d'une série de consultations qu'il avait eues ces trois derniers jours à Sanaa avec des représentants des rebelles chiites Houthis et de leurs alliés, les partisans de l'ancien président Ali Abdallah Saleh.

La dernière session de pourparlers entre le gouvernement yéménite et les rebelles avait eu lieu du 15 au 20 décembre 2015 en Suisse sous l'égide de l'ONU.

Par ailleurs, un officier de la garde présidentielle a été tué mardi par des hommes armés à Aden, la deuxième ville du pays, a indiqué un responsable de la sécurité, précisant que les assaillants avaient pris la fuite.

La grande cité du sud du Yémen a été reprise cet été par les forces gouvernementales qui peinent toutefois à y rétablir la sécurité, notamment face à l'expansion des jihadistes d'Al-Qaïda et du groupe Etat islamique (EI).

La guerre au Yémen a fait près de 6.300 morts, pour moitié des civils, près d'un an après l'intervention de la coalition arabe contre les rebelles, qui contrôlent toujours la capitale Sanaa et de larges territoires du nord du pays, selon l'ONU.

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