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22/03/2016 11:31 EDT | Actualisé 23/03/2017 01:12 EDT

Yémen: le syndicat des journalistes accuse les rebelles d'avoir tué un caméraman

Un caméraman a été tué par balles alors qu'il couvrait des affrontements dans la ville de Taëz, a indiqué mardi le syndicat des journalistes yéménites, qui accuse les rebelles chiites Houthis d'être derrière sa mort.

Mohammed al-Yemeni, qui travaillait pour plusieurs médias, a été tué lundi par un "sniper rebelle" à Taëz, a indiqué la même source dans un communiqué cité par le site d'information officiel Sabanew.

Trois autres caméraman identifiés comme Naef Wafi, Haikal al-Uraiki et Abdoulqawi al-Azzani ont été blessés par les tirs, a précisé le texte.

Le syndicat exhorte toutes les parties du conflit à "arrêter de viser systématiquement les journalistes".

Un autre journaliste, Ahmed al-Shaibani, avait été tué le mois dernier par des snipers rebelles à Taëz alors qu'il couvrait les combats pour la télévision nationale.

Sa mort avait été condamnée par plusieurs organisations internationales de défense des droits de l'Homme.

Taëz, grande ville du sud-ouest du Yémen assiégée par les rebelles pendant des mois, est le théâtre de combats violents qui empoisonnent la vie de ses quelque 200.000 habitants. Les forces progouvernementales, appuyées par les frappes de la coalition conduite par l'Arabie saoudite, ont réussi à briser le siège il y a une dizaine de jours.

La guerre au Yémen a fait près de 6.300 morts, pour moitié des civils, près d'un an après l'intervention de la coalition arabe contre les rebelles, accusés de liens avec l'Iran et contrôlent toujours la capitale Sanaa et une de larges territoires du nord du pays, selon l'ONU.

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