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22/03/2016 07:57 EDT | Actualisé 23/03/2017 01:12 EDT

USA/Bruxelles: les candidats républicains dénoncent la politique migratoire européenne

Les candidats républicains à la Maison Blanche ont dénoncé mardi une politique migratoire européenne trop laxiste après les attentats de Bruxelles et prôné un renforcement des contrôles aux frontières, la démocrate Hillary Clinton prédisant l'échec de la "campagne de haine" des extrémistes.

Le favori des primaires républicaines Donald Trump a dépeint un "film d'horreur", assurant que la capitale belge était devenue "une catastrophe".

"Vous souvenez-vous combien Bruxelles était un endroit beau et sûr. Ce n'est plus le cas, c'est un monde différent! Les Etats-Unis doivent être vigilants et intelligents", a tweeté le républicain. C'est un "camp armé", a-t-il insisté sur Fox news.

En cas d'attaque similaire aux Etats-Unis, il a suggéré de "fermer (les) frontières" avant d'en savoir plus.

Evoquant les migrants désireux de s'installer aux Etats-Unis, il a affirmé qu'il n'"allait pas leur permettre d'entrer" et réitéré sa proposition d'interdire temporairement l'entrée des musulmans sur le sol américain de peur qu'un extrémiste ne se cache parmi eux.

"Nous ne permettrons pas que cela se produise dans notre pays. Si cela venait à se produire, nous trouverions les responsables et ils souffriraient grandement", a menacé M. Trump, qui est partisan d'un rétablissement de la torture.

Pour son rival ultra-conservateur Ted Cruz, "l'attaque à Bruxelles est en grande partie le fruit d'une politique d'immigration de l'Europe qui a échoué et permis l'afflux massif de terroristes radicaux islamiques en Europe".

Le sénateur texan a proposé de "mettre fin immédiatement au mauvais programme du président (américain) de faire venir des dizaines de milliers de musulmans syriens".

Pour lui, "il n'y a pas de loup solitaire". "C'est une guerre avec le terrorisme islamique radical. L'EI (le groupe Etat islamique, Ndlr) a déclaré le jihad en Europe, et aux Etats-Unis d'Amérique".

Il a dénoncé "la myopie du gouvernement" Obama et estimé que les Etats-Unis avaient besoin d'un président américain qui "ne rampe pas devant un dictateur communiste", alors que Barack Obama est actuellement en visite à Cuba.

"L'Europe a ouvert ses portes mais sans avoir de vrais processus de contrôle" des réfugiés, a dénoncé le gouverneur de l'Ohio John Kasich, qui a critiqué les "fragilités" du renseignement américain. Le président "doit commencer par reconstruire le renseignement dont nous avons besoin au niveau mondial".

La candidate démocrate Hillary Clinton a elle estimé sur NBC que la torture contre les extrémistes ne serait "pas efficace" et jugé "irréaliste de dire que nous allons fermer complètement nos frontières à quiconque".

Les "campagnes de haine et de peur (des terroristes) ne vont pas réussir", a-t-elle affirmé dans un communiqué.

"Ces terroristes cherchent à saper les valeurs démocratiques qui sont la fondation de notre alliance et de nos modes de vie, mais ils ne réussiront jamais", a-t-elle écrit, exprimant sa "solidarité avec (les) alliés européens" des Etats-Unis.

Son rival Bernie Sanders a présenté ses condoléances "aux familles qui ont perdu leurs proches dans cette attaque barbare".

Sur Fox news, Donald Trump a également commenté l'arrestation vendredi à Bruxelles du suspect-clé des attentats de Paris, Salah Abdeslam. "La police n'a aucune pénétration dans le quartier" où il a été arrêté, a estimé M. Trump. "Il vivait là, juste sous leur nez".

Bruxelles a été la cible mardi matin de plusieurs attentats terroristes, avec de puissantes explosions à l'aéroport international et dans le métro qui ont fait au moins 30 morts et des dizaines de blessés.

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