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22/03/2016 14:52 EDT | Actualisé 23/03/2017 01:12 EDT

Un rassemblement improvisé se tient près de la Bourse de Bruxelles

BRUXELLES — Un passage piétonnier près de la Bourse de Bruxelles est devenu le lieu d'un rassemblement improvisé dans la foulée des attentats mortels survenus mardi dans la capitale belge, qui ont amené des citoyens à écrire au sol des messages de solidarité en français, en flamand, en anglais, en arabe et en cyrillique.

Quelque milliers de personnes étaient réunies, en soirée, à la place de la Bourse pour écrire d'autres messages à la craie et placer des chandelles. Un groupe a entonné la célèbre chanson d'Édith Piaf, «Hymne à l'amour» et a été applaudi chaudement avant qu'il n'interprète l'hymne national belge dans les deux langues nationales du pays, en français et en flamand.

Plusieurs dessins au sol étaient colorés et joyeux, avec des slogans tels que «propagez l'amour», «vivre et laisser vivre» et «nous sommes un». D'autres étaient plus défiants, mais l'esprit des gens sur place étaient généralement optimiste.

En marge de ce rassemblement, d'autres personnes affichaient plus de tristesse — une femme assise près d'une colonne de béton sanglotait discrètement.

Les messages étaient tant politiques — «Arrêtez cette guerre en Syrie» — que pacifiques — «L'amour est ma religion». D'autres étaient carrément plus directs: «J'ai peur».

Au centre de la place, un mémorial improvisé a été érigé. Des drapeaux, des porte-bougies, des ballons, des fleurs et des bouteilles de bière — un objet représentatif de la Belgique — jonchent le sol.

Pepijn Kennis, 27 ans, avait les larmes aux yeux alors qu'il écrivait avec son amoureuse les mots: «Hart Bove Haat» («Le coeur au-dessus de la haine»).

M. Kennis dit avoir été bouleversé par la vue des soldats et de l'armement lourd partout dans la capitale. «La minute que nous avons mis des soldats dans la rue, ils ont gagné», a-t-il lancé.

Karien Fouwels avait amené son adolescente de 13 ans avec elle pour lui «apprendre la leçon» de ne «jamais avoir peur». «Toute notre vie est dans cette ville. Nous ne pouvons pas arrêter de vivre juste à cause d'idiots monstrueux motivés par l'idéologie», a-t-elle soutenu.