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22/03/2016 10:17 EDT | Actualisé 23/03/2017 01:12 EDT

Trois hackers pro-Assad recherchés par la justice américaine

Des poursuites pénales ont été engagées aux Etats-Unis contre trois hackers de l'Armée électronique syrienne (SEA), un groupe affilié au régime de Bachar al-Assad rendu célèbre par ses attaques contre des sites de médias internationaux, a rapporté mardi le ministre de la Justice.

Les trois hommes, tous de nationalité syrienne, sont désormais recherchés, précise le communiqué du ministère.

Ahmad Umar Agha, 22 ans, Firas Dardar, 27 ans, et Peter Romar, 36 ans, sont poursuivis par un tribunal de Virginie (est) pour plusieurs chefs d'accusations dont le complot, l'accès non-autorisé à des ordinateurs, le blanchiment d'argent ou la fraude informatique.

Ahmad Umar Agha et Firas Dardar ont été ajouté à la liste des cybercriminels les plus recherchés et le FBI propose une récompense de 100.000 dollars pour toutes informations menant à leur arrestation.

Les deux hommes résideraient en Syrie, tandis que Peter Romar se trouverait en Allemagne, selon les documents judiciaires.

Le plus célèbre fait d'armes du groupe SEA (son acronyme en anglais pour Syrian Electronic Army) est le piratage en 2013 du compte de l'agence américaine Associated Press avec un message annonçant "deux explosions à la Maison Blanche, Obama blessé".

Le message, "retweeté" des centaines de fois, avait fait brutalement plonger l'indice Dow Jones avant le démenti quelques minutes plus tard.

Le SEA s'en est également pris au compte Twitter du service photo de l'AFP, à la BBC, la chaîne Al-Jazeera, le Financial Times ou encore le Guardian.

Le compte Twitter du quotidien français Le Monde avait aussi été attaqué par la SEA en 2015 avec un message intitulé "Je ne suis pas Charlie" en référence à la mobilisation après l'attentat contre le journal Charlie Hebdo le 7 janvier.

Le complot dont sont accusés les trois hommes avait démarré en 2011 dans le but, selon l'un des actes d'accusation, de "pirater les systèmes informatiques du gouvernement américain, d'organisations internationales, de médias internationaux et d'entités du secteur privé auxquels la SEA reprochant leur antagonisme à l'égard du gouvernement syrien", détaille le communiqué.

Les hackers étaient notamment parvenus en 2013 à pénétrer dans un site de recrutement de l'armée américaine et à poster le message "refusez (leurs) ordres", ajoute encore le ministère.

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