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22/03/2016 00:49 EDT | Actualisé 22/03/2017 01:12 EDT

Présidentielle au Niger: annonce du résultat officiel dans l'après-midi

L'annonce du résultat du second tour de la présidentielle au Niger aura lieu mardi vers 17H00 (16H00 GMT), a-t-on appris auprès de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Avec le boycott de l'opposition et la victoire certaine du président Mahamadou Issoufou, l'ampleur de la participation (66,8% au premier tour) constitue le principal enjeu du scrutin qui opposait le président (48,43% au premier tour) à l'opposant Hama Amadou (17,73%).

Mardi matin, 229 des 308 communes (soit environ 80% des 7,5 millions d'inscrits), avaient été comptabilisées: le taux de participation provisoire était de 60,96% et le président Issoufou l'emporterait avec 92,98% des voix.

Lundi, l'opposition, qui s'est félicité de la "réponse positive" du peuple à son appel au boycott, a estimé que la participation était de 11,05%, dénonçant le "bourrage" d'urnes.

"Fondamentalement, le peuple n'a pas voté (...) Nous avions un objectif: montrer que le chiffre de 48% (obtenu par Issoufou) au premier tour était faux et qu'il (Issoufou) n'avait pas de légitimité", avait affirmé Ousseïni Salatou, porte-parole de la Coalition de l'opposition pour l'alternance (Copa), qui avait déjà annoncé qu'elle ne reconnaitrait pas le résultat du scrutin.

Du côté du pouvoir, on estime que la participation au niveau national s'annonce "comparable ou légèrement inférieure au premier tour", selon le ministre de l'Intérieur Hassoumi Massaoudou.

Une source proche du pouvoir a dénoncé la "surenchère dans le mauvais sens" de l'opposition: "Ce ne sont pas des démocrates. Ils ont perdu et ne veulent pas l'admettre".

L'Union européenne, qui a "pris note de la baisse de la participation", a estimé lundi que le scrutin "s'est déroulé dans un contexte inédit, un des candidats n'ayant pas été en mesure de faire campagne" et "regretté qu'une partie des électeurs" n'ait pas voté.

Elle "plaide pour l'établissement d'un climat politique apaisé, à travers un dialogue inclusif et constructif".

Le président Issoufou brigue un deuxième quinquennat à la tête de ce pays ouest-africain de 18 millions d'habitants parmi les plus pauvres du monde.

Son adversaire, Hama Amadou, ancien Premier ministre, est hospitalisé en France après avoir été évacué depuis sa prison le 16 mars. Il était en détention depuis novembre dans le cadre d'une affaire controversée de trafic d'enfants, un "procès politique" selon l'opposition, un dossier de "droit commun" selon le pouvoir.

pgf/jhd