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22/03/2016 07:37 EDT | Actualisé 23/03/2017 01:12 EDT

Les partisans d'un Brexit accusés de récupérer politiquement les attentats de Bruxelles

Plusieurs partisans d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne étaient accusés mardi de vouloir récupérer politiquement les attentats de Bruxelles, pour avoir mis en cause le laxisme de l'Europe face à la menace terroriste.

"Combien de fois des personnes innocentes auront à souffrir encore des mains de ces animaux avant que l'UE réalise que sa politique et sa réponse à de tels événements ne fonctionnent pas?", a ainsi déclaré Mike Hookem, le porte-parole en charge des questions de défense du parti europhobe Ukip, dans un communiqué rédigé depuis Bruxelles.

"David Cameron dit que nous sommes plus en sécurité dans l'UE. Eh bien, je suis en plein coeur de l'UE et l'endroit ne me semble pas très sûr", a ajouté le représentant du parti de Nigel Farage, fustigeant le principe "trop laxiste" des frontières ouvertes au sein de l'espace Schengen.

Le communiqué, partagé sur les réseaux sociaux, a été dénoncé par de nombreux internautes, réclamant un peu de décence après des attentats qui ont causé plus de 30 morts et 200 blessés.

"Les remarques de ce genre ne sont pas pertinentes à l'heure qu'il est", a critiqué le Premier ministre David Cameron.

Comme l'Ukip, plusieurs chroniqueurs de la presse de droite, favorables à un Brexit lors du référendum du 23 juin, ont été accusés de détourner les attentats à leur profit.

"Bruxelles, capitale de facto de l'UE, est aussi la capitale du jihadisme en Europe. Et les partisans d'un maintien osent dire que nous sommes plus en sécurité au sein de l'Europe!", a notamment tweeté Allison Pearson, chroniqueuse au Daily Telegraph. Son message a reçu des réactions outrées mais a été retweeté par Nigel Farage, le leader de l'Ukip.

Katie Hopkins, chroniqueuse controversée au Daily Mail, a également publié une série de messages très durs reliant les attaques à Bruxelles au référendum sur le Brexit.

"Tous ceux d'entre-vous qui ont dit que les réfugiés étaient les bienvenus, si vous avez dit +laissez-les entrer+, alors vous êtes responsables pour Bruxelles", a écrit celle qui, l'été dernier, avait déjà comparé les migrants à des "cafards" dans une tribune pour le Sun.

"La prochaine fois que vous entendez quelqu'un dire qu'on est plus en sécurité au sein de l'UE, rappelez-vous Bruxelles", écrit-elle dans un autre tweet vivement critiqué.

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