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22/03/2016 06:49 EDT | Actualisé 23/03/2017 01:12 EDT

Les attentats de Bruxelles soulignent l'importance d'une solution politique en Syrie (opposition)

Les attentats de Bruxelles soulignent l'importance de trouver une solution politique en Syrie lors des pourparlers de paix en cours à Genève "pour éviter le chaos" aussi bien en Europe qu'au Moyen-Orient, a estimé mardi l'opposition syrienne.

"Ces attentats montrent une nouvelle fois que la folie des terroristes qui embrasent le Moyen-Orient frappe aussi au coeur de l'Europe", a déclaré dans un communiqué Bassma Kodmani, porte-parole du Haut comité des négociations (HCN).

"Le processus de Genève est aujourd'hui fondamental pour rétablir l'équilibre politique global et éviter le chaos dont nous menacent les fanatiques", a-t-elle poursuivi.

Des attentats ont fait mardi matin une trentaine de morts à l'aéroport international de Bruxelles et dans une station de métro de la ville, selon des bilans encore provisoires.

Le HCN "condamne fermement" ces "attaques brutales et cruelles", a ajouté Salem al-Meslet, autre porte-parole du HCN, vaste coalition d'opposants politiques et de représentants de groupes armés.

Depuis huit jours, le HCN participe à des discussions indirectes avec le régime syrien dans l'espoir de mettre un terme à un conflit qui a déjà fait plus de 270.000 morts et poussé des millions de personnes à l'exode.

Certains des auteurs des attentats de Paris en novembre (130 morts), passés par le fief syrien du groupe l'Etat islamique (EI), avaient profité des flux migratoires pour rentrer en Europe.

L'Europe suit donc avec une attention particulière les avancées des discussions de Genève.

Lundi, celles-ci semblaient faire du sur place, le régime ayant de nouveau refusé de discuter du sort du président Bachar al-Assad et de sa vision de la "transition politique" pour la Syrie.

Que Bachar reste au pouvoir, "c'est totalement inacceptable pour nous", a réagi auprès de l'AFP Hisham Marwa, conseiller du HCN. Mais "cela n'affecte pas notre décision de nous impliquer dans le processus politique et de montrer un grand niveau de responsabilité et de patience", a-t-il ajouté.

Le HCN rencontrait mardi après-midi le médiateur de l'ONU, Staffan de Mistura. De nouveaux entretiens sont prévus mercredi et jeudi, avant une pause de plusieurs jours.

Selon la feuille de route fixée par l'ONU, les pourparlers doivent aboutir à la mise en place, dans les six mois, d'un "organe de transition", chargé d'adopter une nouvelle Constitution et d'organiser des élections d'ici 18 mois.

La définition de cet "organe" divise les deux camps : pour le régime, il ne peut s'agir que d'un gouvernement élargi à quelques opposants. L'opposition exige le départ immédiat de Bachar al-Assad et de réels pouvoirs.

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