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22/03/2016 05:39 EDT | Actualisé 23/03/2017 01:12 EDT

Le pétrole ouvre en baisse à New York après les attentats de Bruxelles

Les cours du pétrole ont ouvert en petite baisse mardi à New York dans un marché ébranlé par les attentats de Bruxelles et leur impact potentiel sur la demande à venir.

Vers 13H15 GMT, le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, perdait 73 cents à 40,79 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Les données fondamentales ont l'air de s'améliorer pour le pétrole, mais si on a une situation comme celle-là (NDLR: les attentats de Bruxelles), qui remet la demande en question, cela ralentit l'élan", a expliqué Phil Flynn, chez Price Futures Group.

Les attentats qui ont frappé mardi Bruxelles, faisant au moins 26 morts à l'aéroport de la ville et dans une station de métro, faisaient également baisser les Bourses européennes, tandis que Wall Street ouvrait aussi en baisse.

Pour ce qui est du marché du pétrole, "ce qu'on a vu par le passé avec ces attaques terroristes c'est qu'on s'inquiète toujours que cela pèse sur la demande. Parce qu'il s'agit d'un aéroport très populaire en Europe, on s'inquiète que les gens annulent leurs vacances et que la demande en kérosène chute. Et puis on craint que s'il y a d'autres attentats cela puisse avoir un impact plus large sur l'économie si les gens commencent à s'accrocher à leur portefeuille parce qu'ils ont peur de sortir", a ajouté M. Flynn.

Pour autant, "les marchés sont mieux préparés à réagir à (ce type d'attentats) que par le passé, et il est possible que si on a le sentiment que le pire est passé les marchés puissent s'améliorer un peu", a-t-il conclu.

"Les investisseurs ont conscience depuis déjà quelques années que le risque terroriste fait partie intégrante du quotidien des sociétés européennes qui ont développé une certaine forme de résilience pour faire face", a fait valoir pour sa part Christopher Dembik, chez Saxo Banque, minimisant la vulnérabilité du marché des matières premières aux attentats.

En tout état de cause, les cours du pétrole, qui ont connu une remontée spectaculaire depuis la mi-février à la faveur de discussions sur un possible gel de la production des grands pays producteurs dans et en-dehors de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), semblaient déjà avant ces attentats en quête de stabilisation. Ils avaient par exemple passé le plus clair de la journée de lundi à osciller autour de l'équilibre avant de clore en légère hausse.

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