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22/03/2016 10:50 EDT | Actualisé 23/03/2017 01:12 EDT

Le pétrole finit en petite baisse à New York

Les cours du pétrole ont terminé en très légère baisse mardi à New York, dans un marché frileux après les attentats de Bruxelles et à la veille de nouveaux chiffres sur les stocks de brut aux Etats-Unis.

Le cours du baril de référence pour livraison en mai, dont c'était le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, a cédé 7 cents à 41,45 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après avoir brièvement tenté une petite remontée en fin de matinée.

Le marché avait ouvert plus nettement dans le rouge, les investisseurs étant ébranlés par les attentats qui ont fait une trentaine de morts dans la capitale belge.

"A l'ouverture le marché s'est laissé gagner par le sentiment de fuite vers la sécurité, qui a bénéficié au dollar et pesé sur le brut", a expliqué Matt Smith, chez ClipperData.

"La résistance des Bourses s'est ensuite répercutée sur le marché du pétrole", mais en fin de compte le marché américain s'est focalisé sur les chiffres hebdomadaires des stocks de brut aux Etats-Unis.

Une première estimation devait en être fournie en soirée par la fédération du secteur API, avant que le ministère de l'Energie publie les chiffres officiels mercredi.

"Cela va recentrer l'attention sur les excédents de brut", a assuré M. Smith, qui s'attend cependant à voir "la production reculer dans de toutes petites dimensions".

Tim Evans, chez Citi, a précisé qu'il tablait également sur un nouveau repli des stocks d'essence et de produits distillés, habituel en cette saison.

Globalement, "les marchés du pétrole continuent à faire preuve de résilience face au moins à des chocs mineurs, avec des pertes limitées et même quelques gains en dépit du dollar plus fort (...) à la suite des attentats de Bruxelles", a commenté M. Evans.

"Les investisseurs ont conscience depuis déjà quelques années que le risque terroriste fait partie intégrante du quotidien des sociétés européennes qui ont développé une certaine forme de résilience pour faire face", faisait valoir Christopher Dembik, analyste chez Saxo Banque, minimisant la vulnérabilité du marché des matières premières aux attentats.

Les cours, qui ont connu une remontée spectaculaire depuis la mi-février à la faveur de discussions sur un possible gel de la production des grands pays producteurs dans et en-dehors de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), restaient en effet soutenus par les attentes d'une possible future réduction de l'offre.

Le Qatar a annoncé mardi avoir invité les 13 Etats membres de l'Opep, dont l'Iran, ainsi que les autres grands producteurs non membres du cartel à la réunion du 17 avril pour soutenir les prix du brut plombés par une surabondance de l'offre.

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