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22/03/2016 01:14 EDT | Actualisé 23/03/2017 01:12 EDT

La lutte antiterroriste, pas seulement sécuritaire (chef islamiste tunisien)

Le chef d'Ennahda, le principal parti islamiste tunisien, Rached Ghannouchi, dont le pays est confronté à une vague de violences jihadistes, a estimé mardi à Doha que la lutte antiterroriste ne devait pas se limiter à l'approche sécuritaire.

"La lutte antiterroriste ne doit pas se limiter à l'approche sécuritaire. Elle doit avoir une dimension politique par le renforcement de la démocratie mais aussi économique par le développement" pour endiguer le chômage qui frappe notamment les jeunes, a déclaré M. Ghannouchi.

S'adressant à une conférence sur les luttes d'influence au Moyen-Orient, le dirigeant islamiste, dont le mouvement est représenté dans le gouvernement tunisien a en outre défendu l'islam, une religion "sans rapport avec le terrorisme", selon lui.

Répétant qu'"il n'y a pas de contradiction entre islam et démocratie", il a assuré que "l'islam politique (...) sera l'alternative à toutes les formes de terrorisme".

Le chef d'Ennahda a défendu également la politique de son mouvement, qui a préféré le "consensus" à la confrontation avec les autres forces politiques en Tunisie. "L'exclusion est l'ennemi de la transition politique", a-t-il prévenu devant les participants à la conférence de Doha, organisée par la chaîne de télévision Al-Jazeera.

A la fois pionnière et unique rescapée des "Printemps arabes", la Tunisie connaît depuis 2011 un essor de la mouvance jihadiste, responsable d'une série d'attaques armées ayant fait des dizaines de morts, dont des touristes étrangers, dans le pays.

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