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22/03/2016 04:54 EDT | Actualisé 23/03/2017 01:12 EDT

La Chine dénonce de nouveaux manuels scolaires japonais

La Chine a annoncé mardi avoir protesté auprès du Japon après la validation par Tokyo de nouveaux manuels scolaires présentant comme japonaises des îles disputées et minimisant un massacre de l'armée nippone sur le sol chinois.

"Nous sommes très préoccupés par cette tendance au Japon", a indiqué Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, assurant que des protestations solennelles avaient été faites auprès du gouvernement japonais.

Pékin et Tokyo se disputent âprement la souveraineté de territoires inhabités en mer de Chine orientale -- des îles administrées par le Japon sous le nom de Senkaku, mais revendiquées par la Chine sous l'appellation Diaoyu.

"Peu importe les mesures prises par le Japon pour promouvoir ou appuyer sa position, cela ne changera pas la réalité fondamentale qui est que les îles Diaoyu appartiennent à la Chine", a déclaré Mme Hua.

Le Parti communiste chinois (PCC) utilise volontiers le cas des Diaoyu-Senkaku pour légitimer son droit à gouverner, et accuse régulièrement le gouvernement japonais dirigé par Shinzo Abe -- lui-même un nationaliste affiché -- de minimiser le passé d'agression du Japon en Asie.

Un reproche également adressé à Tokyo par d'autres pays asiatiques victimes des troupes impériales nippones durant la Seconde guerre mondiale, notamment les Corées du Nord et du Sud.

Les différends territoriaux et historiques ont envenimé les relations entre la Chine et le Japon ces dernières années, même si une détente a été constatée plus récemment.

Les nouveaux manuels scolaires japonais destinés aux lycéens incluront 60% de contenu supplémentaire sur les îles Diaoyu-Senkaku, en vertu de directives gouvernementales plus strictes, selon les médias japonais.

Pékin a également condamné mardi ces ouvrages qui minimiseraient le massacre de Nankin, une vague de meurtres de masse et de viols commis par les troupes japonaises lors de la chute en 1937 de la ville de Nankin, alors capitale de la Chine.

"La nouvelle tentative du Japon de se disculper et de censurer les manuels scolaires démontre sa réticence à faire face à ses erreurs historiques -- une tendance très dangereuse", a ajouté la porte-parole de la diplomatie chinoise.

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