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22/03/2016 11:10 EDT | Actualisé 23/03/2017 01:12 EDT

Gaza: exercice militaire inédit du Hamas pour tester sa préparation en cas de guerre

Le Hamas a organisé mardi un exercice militaire d'une ampleur inédite pour tester son "degré de préparation" en cas de nouvelle offensive israélienne sur la bande de Gaza, ravagée depuis 2008 par trois guerres.

Cet exercice n'est pas une "anticipation ou un signal d'alarme qui annonceraient une guerre", a assuré le porte-parole du ministère de l'Intérieur à Gaza.

Un millier de policiers, membres de la Sûreté et des services de secours ont participé à l'exercice, pour lequel l'état d'urgence a été déclaré pendant deux heures dans les localités du nord de l'enclave sous blocus: Beit Hanoun et Beit Lahya, frontalières d'Israël, et Jabalia, un peu plus au sud.

La presse n'était pas autorisée à s'approcher de la zone.

Le bruit de fortes explosions a secoué le nord de ce petit territoire surpeuplé, où hôpitaux et écoles avaient été placés en alerte. Les radios locales avaient prévenu la population dès lundi.

Des simulations de bombardements aériens ont été menées pour tester la réactivité des membres de la Sécurité dans le cas d'éventuelles évacuations en urgence et de secours de victimes bloquées dans les décombres.

Lors de la dernière guerre, la plus longue et la plus meurtrière, à l'été 2014, plus de 100.000 maisons ont été en partie ou totalement détruites par l'aviation et les troupes israéliennes au sol, ainsi que des dizaines de bâtiments de la police et de la sécurité, tenues par le mouvement islamiste qui a pris le pouvoir par la force à Gaza en 2007.

"Cet exercice militaire est sans précédent", a affirmé à l'AFP Iyad al-Bozoum, le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Il s'agissait, a-t-il poursuivi, de "tester et de garantir le degré de préparation en situation d'urgence en cas de guerre ou d'une offensive israélienne sur la bande de Gaza".

Les leaders du Hamas assurent régulièrement ne pas vouloir d'une nouvelle guerre, coupant court aux informations de la presse israélienne notamment qui a un temps laissé planer la possible menace d'un nouveau conflit.

Cet exercice, a donc précisé M. Bozoum, "n'a rien à voir avec une quelconque anticipation ou un signal d'alarme qui annonceraient une guerre, même si l'éclatement d'un conflit fait partie des crises à prévoir".

Estimant que l'exercice avait été "un succès", il a indiqué que l'expérience devait être renouvelée dans différentes régions au cours du mois, ajoutant qu'un exercice mobiliserait ensuite 15.000 membres des forces de sécurité et des secours à travers l'ensemble du territoire.

az/sbh/feb