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22/03/2016 10:36 EDT | Actualisé 22/03/2016 10:38 EDT

Essai routier long terme Honda CR-V: partie 2

Depuis la mi-décembre, nous avons l’occasion de mettre à l’épreuve un des utilitaires sport les plus populaires du marché, le Honda CR-V. Un essai exhaustif puisque, depuis toutes ces semaines, il sert littéralement de véhicule familial, et a été traité à toutes les sauces.

Voilà cependant que l’essai tire à sa fin, et que notre CR-V devra rentrer au bercail au cours des prochains jours. Bilan d’un long essai.

Galerie photo Essai routier long terme : l’hiver au volant du Honda CR-V 2016 Voyez les images

La voiture

Notre modèle d’essai, c’est le Honda CR-V SE, une des versions les plus populaires de la gamme. Normal, il est un bel équilibre entre la liste d’accessoires qu’il propose de série, et un prix relativement abordable (un peu plus de 32 000 $). On peut d’ailleurs savoir en détail ce qu’il contient en lisant la première partie de notre essai ici.

Une fois les constats techniques faits, et une fois que l’on a compris que le petit moteur de quatre cylindres développant 185 chevaux était bien assez puissant pour la vie quotidienne à bord du CR-V, c’est l’usage qui se devait d’être évalué. De ce point de vue, outre quelques irritants, il s’est montré totalement conciliant.

Ainsi, même si notre hiver n’a pas été le plus féroce de l’histoire, nous avons quand même dû faire face à quelques chutes de neige plus abondantes, et à quelques chaussées plus glacées qu’on aurait pu le souhaiter.

Puisque je réside dans une ville où l’épandage d’abrasifs dans les rues résidentielles est interdit, vous aurez compris que je me suis retrouvé plus souvent qu’à mon tour sur une chaussée remplie de glace et de reliefs impromptus. À ma grande surprise, le rouage intégral a été en mesure de gérer l’ensemble des problèmes, affichant une belle stabilité peu importe les conditions.

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Il m’a même fallu, à quelques reprises, franchir des zones dont le déneigement était douteux, mais jamais mon petit véhicule ne s’en est offusqué. Même en poussant un peu notre chance en virage, il était possible de sentir littéralement le transfert de puissance entre les roues. Excellente note pour la traction intégrale du CR-V.

Une moins bonne note pour les suspensions cependant, qui ont eu de la difficulté à assumer les mêmes trajectoires. Le fait est anecdotique, mais alors que notre véhicule affichait quelque 32 000 kilomètres au compteur (il n’était pas neuf quand on nous l’a prêté), il a fallu changer les amortisseurs arrière droit. Usage abusif préalable, probablement puisque nous l’avons traité avec tout le respect qu’on lui devait.

Confort à bord

Assis au volant du CR-V, il y a peu de reproches que l’on peut lui adresser. Les sièges sont confortables, la position de conduite aisée à trouver, et le dégagement est suffisant pour les occupants dans toutes les positions.

Mon mètre étalon dans ce domaine a 17 ans, mesure 6 pieds 2 pouces et a le caractère suffisamment affilé pour nous faire connaitre son mécontentement. Jamais, au cours de la période d’essai, n’a-t-il rechigné à s’asseoir derrière moi, ce qui est bon signe.

L’espace cargo est aussi aisément accessible, bien que le seuil soit un peu élevé. Y insérer des objets d’une lourdeur inhabituelle est une tâche qui s’avère un peu exigeante. Heureusement, l’espace y est abondant. Même mes deux imposants toutous (pesant chacun 40 kilos) ont éprouvé quelques difficultés à s’y glisser sans sourciller, mais ils ont pu s’y étendre une fois bien installés.

Mon seul reproche provient du système de divertissement. Malgré plusieurs semaines d’usage, je faisais toujours des recherches parmi les menus pour retrouver mes fonctions favorites. L’écran tactile est ergonomique, ses fonctions le sont moins.

Sans doute ai-je perdu ma touche technologique, mais j’ai aussi été incapable d’utiliser le « mirror link », le système qui permet de jumeler nos téléphones intelligents. Dès que je branchais mon téléphone, un Android de dernière génération, mon écran d’appareil devenait inaccessible, me confirmant le jumelage, mais le système de la voiture me disait que mon téléphone était incompatible. En désespoir de cause, j’ai tout simplement cessé de le brancher.

Et la consommation? Rien à redire, vraiment. La moyenne, en utilisation combinée, se chiffre à 9,3 litres aux 100 kilomètres, malgré les conditions auxquelles nous avons soumis le véhicule. Le véritable problème, c’est la taille du réservoir (que l’on dit de 58 litres, mais jamais je n’ai pu surpasser le 50 litres de carburant). Il s’agit d’un détail, mais qui soulève bien les contraintes liées à l’autonomie : rien de pire que de devoir passer à votre station-service préférée assez souvent pour que votre pompiste vous connaisse par votre prénom.

Conclusion

Trois mois et environ 7500 kilomètres plus tard, il faut bien avouer que le CR-V de Honda mérite toute la considération qu’on lui accorde. Efficace, confortable, il ne suscite certes pas de grande passion au volant, mais il garantit une randonnée sans soucis.

Disons-le, le Honda CR-V s’est avéré un fidèle compagnon à la famille.