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22/03/2016 13:06 EDT | Actualisé 23/03/2017 01:12 EDT

Des centaines de personnes devant l'Hôtel de ville de Paris aux couleurs belges

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mardi soir dans le silence sur le parvis de l'Hôtel de Ville à Paris, pavoisé aux couleurs belges, pour "montrer leur solidarité" après les attentats de Bruxelles.

"On habite entre le Bataclan et le siège de Charlie Hebdo, le policier Ahmed Merabet est mort sous nos fenêtres en janvier 2015, alors on se sent solidaire des Belges. Quand Paris a été attaqué, des gens se sont mobilisés dans le monde entier, on est venu faire la même chose", témoigne Bernard, 66 ans, accompagné de son épouse.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, avait invité les Parisiens à ce "rassemblement silencieux" à 19h00 sur le parvis, accessible après un contrôle des sacs et une fouille sommaire.

Le président François Hollande a annoncé que les drapeaux seraient mis en berne en France en hommage aux victimes, jusqu'à vendredi inclus. Tout comme aux Etat-Unis.

"Ça recommence! Paris, Bruxelles, c'est pareil. Alors je suis venue. C'est bien que les gens se déplacent, qu'ils s'interrogent. Le jour où ça nous fera plus rien, ce sera pire. Là, on est encore révoltés", assure Hélène, 25 ans.

"On a reçu tellement de solidarité en janvier et en novembre 2015, avec des monuments du monde entier illuminés en bleu blanc rouge, ça faisait du bien. Alors ce soir, on est là pour Bruxelles", explique Vincent, 24 ans, interne en médecine.

"Le terrorisme peut frapper n'importe où, à la terrasse d'un café, dans le métro, à l'aéroport. J'ai défilé avec des millions de personnes en janvier 2015 pour dire merde aux terroristes, vous nous faîtes pas peur, mais ils ont un peu gagné", ajoute-t-il avec résignation.

Dans le même esprit de solidarité, la Tour Eiffel était illuminée mardi soir aux couleurs de la Belgique, qui a décrété un deuil national de trois jours.

Plusieurs centaines de personnes se sont massées au Trocadéro ainsi que sur l'esplanade de la Tour Eiffel en face, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Quelques dizaines d'autres se sont retrouvés place de la République, où bougies et dessins témoignent encore des attaques de novembre à Paris, qui ont fait 130 morts.

"Que personne ne soit venu pour Bruxelles, c'est honteux", peste Maud, 26 ans. "Quand la République est visée, tous les autres pays sont là pour nous", fait valoir la photographe de 26 ans.

Lucas, qui vit depuis depuis quelques mois à Bruxelles, préfère se réjouir que sa colocataire, "pour une fois, n'était pas en retard ce matin". "Ça l'a sans doute sauvée. Elle était à la station de métro 30 minutes plus tôt", observe ce vidéaste de 24 ans, un pack de bières belges à proximité.

Une série d'attentats coordonnés revendiqués par les jihadistes du groupe Etat islamique a fait une trentaine de morts mardi matin à l'aéroport international et dans une rame de métro de Bruxelles.

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