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22/03/2016 06:04 EDT | Actualisé 23/03/2017 01:12 EDT

Burundi: assassinat d'un officier accusé d'implication dans la répression

Le lieutenant-colonel Darius Ikurakure, régulièrement accusé d'être impliqué dans la répression des opposants au président Pierre Nkurunziza, a été assassiné par balles mardi alors qu'il se trouvait dans l'enceinte de l'état-major général de l'armée, au coeur de la capitale Bujumbura, a appris l'AFP de sources militaires concordantes.

L'officier se trouvait à l'état-major de l'armée vers 13H00 (11H00 GMT) lorsqu'il a été assassiné par un militaire qui a ensuite pris la fuite, selon ces sources. Interrogé sur cet assassinat par l'AFP, un haut responsable de l'armée a répondu sous couvert de l'anonymat: "C'est malheureusement vrai".

L'état-major est pratiquement désert pendant la pause déjeuner, à l'exception des soldats de faction, ont précisé ces sources.

Le porte-parole de l'armée burundaise, le colonel Gaspard Baratuza, ne pouvait être joint mardi en début d'après-midi pour commenter cet homicide.

Le lieutenant-colonel Ikurakure était le commandant du bataillon de génie de Muzinda, situé à une vingtaine de kilomètres au nord de la capitale.

Son nom a été régulièrement cité dans des cas de disparitions forcées ou de torture de jeunes issus des quartiers contestataires de la capitale, opposés au troisième mandat du président Nkurunziza qui a déclenché une profonde crise politique dans le pays.

C'était "un personnage cruel au centre de la répression en cours. Je regrette qu'il parte sans répondre de ses actes devant la justice", a réagi à l'AFP Pacifique Nininahazwe, l'une des figures de la société civile burundaise actuellement en exil.

Son assassinat n'a pas été revendiqué dans l'immédiat et on ignorait mardi si son meurtrier a agi pour des motifs politiques ou autres.

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