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22/03/2016 03:03 EDT | Actualisé 23/03/2017 01:12 EDT

Attaques à Bruxelles: Paris appelle à renforcer la lutte antiterroriste au niveau européen (ministre)

La France appelle à renforcer la lutte antiterroriste européenne, a déclaré mardi le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, en annonçant un déploiement supplémentaire dans le pays de 1.600 policiers et gendarmes après les "graves attentats" de Bruxelles.

L'Europe doit "renforcer encore la coordination et la lutte" contre le terrorisme, a souligné le ministre à l'issue d'une réunion d'urgence convoquée par le président François Hollande avec les principaux ministres concernés par la sécurité en France.

"Nous sommes en guerre" et "face à cette guerre, il faut une mobilisation de tous les instants", a renchéri le Premier ministre Manuel Valls. Dans un communiqué, son ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a indiqué avoir, lors d'une conversation téléphonique avec son homologue belge Didier Reynders, "souligné l'urgence de coordonner encore davantage notre action en matière de lutte contre le terrorisme".

Le déploiement en renfort en France de 1.600 policiers et gendarmes supplémentaires se fera "à la fois sur les contrôles aux frontières mais également dans les infrastructures de transport aérien, maritime et ferroviaire", a précisé Bernard Cazeneuve.

Depuis les attentats, qui ont fait 147 morts et des centaines de blessés entre janvier et novembre 2015, l'armée française mobilise 7.000 à 10.000 hommes en permanence sur le territoire national pour l'opération Sentinelle (surveillance des sites sensibles dans le cadre de la lutte antiterroriste) qui viennent s'ajouter dans le pays à une mobilisation accrue des forces de police et spécialisées dans le renseignement.

Depuis les dernières attaques du 13 novembre, 5.000 policiers et gendarmes sont également mobilisés aux frontières, selon le gouvernement français.

Le ministre français de l'Intérieur a aussi annoncé qu'à compter de ce mardi, "les zones publiques de transport" seront "réservées aux personnes munies d'un titre de transport et/ou d'une pièce d'identité". "Des patrouilles de militaires vont être réorientées vers ces sites" et des "mesures de contrôle et de palpation systématisées" vont être mises en place, a-t-il précisé.

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