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22/03/2016 11:29 EDT | Actualisé 22/03/2016 11:35 EDT

11 épisodes de la vie de Rob Ford

Lucas Oleniuk via Getty Images
TORONTO, ON- AUGUST 25: Mayor Rob Ford was inside council chambers Monday morning. Toronto City Hall saw a boost of colour on Monday after a group of councillors wore pink to celebrate their last council session before the election and to protest against Rob Fords performance as mayor. August 25, 2014. (Lucas Oleniuk/Toronto Star via Getty Images)

Rarement un politicien canadien aura fait autant parler de lui dans le monde. Or, après avoir fait les manchettes pour son abus d'alcool, sa consommation de crack et son combat contre le cancer, l'ex-maire de Toronto Rob Ford n'est plus.

Le populiste avait dirigé la métropole canadienne de 2010 à 2014, abandonnant cette année-là sa campagne à la réélection, à cause d'un liposarcome malin, une rare forme de cancer.

Il n'aura jamais pu finalement tenté sa chance à nouveau lors des élections de 2018, comme il le promettait.

Après s'être remis d'une première tumeur à l'abdomen, M. Ford, devenu conseiller municipal, a succombé à une deuxième tumeur, cette fois-ci près de la vessie. Le père de deux enfants était encore dans la quarantaine.

11 ÉPISODES DE LA VIE DE ROB FORD :

1) Le populiste

Photo: CBC

Rob Ford est élu conseiller municipal en 2000 dans l'ouest de Toronto. Il se fait vite connaître comme l'échevin qui rappelle personnellement les résidents et qui règle leur problème, qu'il soit grand ou petit, du refoulement d'égout au nid-de-poule.

Il devient également l'économe du conseil municipal, militant pour l'élimination de dépenses qu'il juge superflues, des subventions aux organismes communautaires à l'arrosage des plantes à l'hôtel de ville.

2) Soupçon de scandale

Photo: Services policiers de Miami-Dade

La nouvelle fait les manchettes durant la campagne à la mairie de 2010 : Rob Ford a été arrêté en Floride, une décennie plus tôt, pour conduite en état d'ébriété et possession de marijuana. Il nie d'abord l'information pour ensuite confirmer la nouvelle.

3) Élu maire

Les Torontois en ont assez de l'augmentation des dépenses à l'hôtel de ville. Rob Ford leur promet en 2010 d'arrêter le train du gaspillage. Une majorité de résidents le croient et l'élisent à la mairie en octobre, malgré ses fautes personnelles et ses gaffes verbales.

Le nouveau maire connaît un début de mandat prometteur, remplissant notamment ses promesses d'abolir la taxe sur l'immatriculation des véhicules et de privatiser partiellement la collecte des ordures.

4) Le crack

Photo: CBC

Les rumeurs d'abus d'alcool circulaient déjà, mais les allégations, publiées le 16 mai 2013, selon lesquelles Rob Ford avait fumé du crack ont l'effet d'une bombe politique.

La nouvelle fait les manchettes un peu partout dans le monde, du réseau américain CNN au quotidien français Le Monde.

5) Le déni

Rob Ford jure dur comme fer pendant des mois qu'il n'est pas un toxicomane et qu'il n'a jamais touché au crack.

6) L'aveu

« Vous m'avez posé une question en mai dernier, lance Rob Ford aux journalistes réunis pour une période de questions impromptue devant son bureau à l'hôtel de ville en novembre 2013. Oui, j'ai déjà fumé du crack dans l'un de mes moments d'ivresse profonde. »

Malgré son aveu, Rob Ford refuse de démissionner de son poste.

7) Vedette ou risée internationale?

Rob Ford est invité à Los Angeles par l'humoriste Jimmy Kimmel, qui profite de son émission en mars 2014 pour se moquer de ses frasques, mais aussi pour lui dire qu'il n'y a pas de mal à chercher de l'aide, s'il a un problème de dépendance. Le maire Ford répète qu'il n'est pas un toxicomane.

8) La cure de désintoxication

En mai 2014, Rob Ford part finalement en cure de désintoxication, officiellement pour un problème d'alcool. Il y restera deux mois avant de revenir à l'hôtel de ville. Les conseillers municipaux, qui en avaient assez du cirque médiatique, lui avaient déjà retiré la plupart de ses pouvoirs, les confiant au maire adjoint.

Néanmoins, M. Ford persiste et signe. Il sollicitera un deuxième mandat à l'automne.

9) Le cancer

En pleine campagne électorale et alors qu'il semble avoir finalement tourné le dos à ses démons personnels, Rob Ford apprend qu'il est atteint du cancer. Il doit abandonner sa campagne à la mairie. Il cède sa place à son frère, Doug, qui perd contre l'ancien chef des conservateurs provinciaux, John Tory. Rob est tout de même élu comme conseiller municipal.

Il subit de multiples traitements de chimiothérapie qui font finalement fondre sa tumeur. Ses médecins lui retirent par la suite la tumeur à l'abdomen, lors d'une chirurgie.

10) Le retour politique

Rob Ford retourne à l'hôtel de ville en tant que conseiller municipal, plutôt que maire, mais il n'a pas perdu de son mordant. Il accuse son successeur John Tory et plusieurs conseillers de dépenser sans compter. Signe qu'il ne mâche toujours pas ses mots, il qualifie les voies réservées sur l'autoroute pour les Jeux panaméricains à Toronto de « source d'emmerde » et confie qu'il les a utilisées illégalement.

Son frère et lui affirment qu'il fera un retour à la mairie en 2018. Les deux hommes participent à un rassemblement avec le premier ministre Stephen Harper le week-end précédant les élections fédérales du 19 octobre 2015, mais leur magie semble s'être estompée. Le chef conservateur s'incline devant le libéral Justin Trudeau.

11) La deuxième tumeur

Photo: Dan Jacob, membre du personnel de Rob Ford

Le cancer de Rob Ford revient, cette fois-ci à la vessie, apprend-il en octobre 2015. Il doit reprendre la chimiothérapie.

Son frère, Doug, dit qu'il est un battant et qu'il peut vaincre à nouveau la maladie, mais tout en admettant que la nouvelle est très dure à encaisser. Rob, lui, a l'air anéanti; il demande à ses proches de veiller sur ses enfants s'il ne s'en sort pas. Il subit, en vain, un traitement expérimental contre le cancer.

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En vidéo: Rob Ford, personnalité politique de l'année en 2013